Sondages, ralliements, meetings : la dynamique Mélenchon se confirme

Jean-Luc Mélenchon estimé à 13%, à 2 points du second tour, en hausse dans les sondages. Des ralliements qui ne cessent d’affluer. 5 000 personnes à Nantes, 2 500 personnes à Strasbourg, 3 000 personnes à Bordeaux, des meetings pleins à craquer. 260 figures écologistes, associatives, syndicales, intellectuels et citoyennes qui rejoignent le parlement de l’Union populaire. Des médias traditionnels obligés de saluer la dynamique. Un programme (ultra) majoritaire dans le pays. L’Union populaire fait souffler un vent d’espoir dans le pays à 70 jours du premier tour de l’élection présidentielle. Notre article.

Sondages : Mélenchon aux portes du second tour

Un vent d’espoir incroyable. À contre-sens du logiciel déprimant d’une union impossible, de candidatures de témoignages, du marasme du Titanic sociale-démocrate, l’Union populaire est en train de faire la démonstration de l’Union par la base. Loin d’appareils politiques dépassés, l’Union autour de mesures plébiscitées dans le pays séduit. Le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon apparait comme le vote efficace à gauche pour avril.

Dès que les instituts de sondages prennent en compte le vote populaire et que le taux de participation est important, la candidature de l’Union populaire grimpe. C’est l’un des enseignants de Cluster 17, institut présidé par Jean-Yves Dormagen. Ce dernier est spécialiste de la sociologie électorale et de l’abstention et l’auteur de La démocratie de l’abstention avec Céline Braconnier, ouvrage de référence sur l’abstention en France.

Sondage Cluster 17

Dans la dernière enquête de l’institut, réalisée entre le 18 et le 22 janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon est ainsi estimé à 13%. À deux petits points de Marine Le Pen (15%) et du second tour, et à un petit point d’Éric Zemmour et Valérie Pécresse (14%). Le seuil d’accès au second tour s’étant abaissé, cette présidentielle semble plus que jamais ouverte. C’est ce qu’indiquaient dès décembre Harris Interactive, Odoxa, BVA, l’ensemble de ces instituts de sondage confirmant la dynamique Mélenchon.

Meetings : 5 000 personnes à Nantes, 2 500 personnes à Strasbourg, 3 000 à Bordeaux, Mélenchon remplit les salles (et les rues)

La dynamique de l’Union populaire se ressent également dans les meetings. Les salles sont pleines à craquer, les spectateurs refoulés près à rester regarder les meetings dans le froid en extérieur à l’instar de cette foule impressionnante à Bordeaux ce lundi. À Strasbourg mercredi dernier, le leader des insoumis avait été contraint de réaliser trois prises de paroles : dans la salle principale, dans une deuxième salle remplie pour l’occasion, et aux refoulés déçus à l’extérieur.

À Nantes, ils étaient plus de 5 000 personnes pour le grand meeting de rentrée de Jean-Luc Mélenchon. Un meeting immersif et olfactif, première mondiale dans le champ politique. Un « coup de maître » salué par l’ensemble de la presse. Fait suffisamment rare pour être souligné, il semblerait que les relations entre le leader des insoumis et les médias traditionnels se soient réchauffées ces dernières semaines.

Des relations réchauffées entre Jean-Luc Mélenchon et la presse

« C’est plus qu’un coup d’éclat, c’est un coup de maître » ; « Jean-Luc Mélenchon renvoie tous les autres meetings au XXe siècle » ; « un autre niveau », « il est au-dessus des autres », les éloges n’ont pas manqué après le meeting de Nantes. Des plateaux entiers de BFMTV et LCI disant du bien de la campagne d’un Jean-Luc Mélenchon « survolant » la gauche, du « sérieux des insoumis », de leur travail programmatique… Incroyable mais vrai !

Le 5 décembre déjà, après le premier gros meeting du candidat de l’Union populaire à Paris, rassemblant plus de 5 000 personnes à la Défense, de nombreux journalistes n’avaient pas manqué de saluer la dynamique. Parmi eux, un certain Edwy Plenel. « Jean-Luc Mélenchon s’est posé comme le pôle de résistance à la droite et l’extrême-droite en montrant sa capacité de rassemblement aux côtés de nombreuses personnalités de gauche ». La hache de guerre enterrée face à l’urgence ?

Ralliements : plus de 260 personnalités du monde associatif, syndical, intellectuel, artistique et politique rejoignent le parlement de l’Union populaire

Ce jour-là, les insoumis avaient annoncé le lancement du parlement de l’Union populaire, rassemblant plus de 200 personnalités venues du monde associatif, syndical, intellectuel, artistiques et politiques. Avec comme présidente, Aurélie Trouvé, à la tête d’ATTAC pendant 11 ans, et des personnalités comme l’écrivaine Annie Ernaux, le scénariste des Guignols de l’Info Bruno Gaccio, le Président de l’Observatoire de l’extrême-droite Thomas Portes, ou encore la philosophe Barbara Stiegler.

À ce beau monde, ce sont 60 personnalités qui sont venues grossir les rangs dans une deuxième série de « ralliements » ce dimanche 23 janvier. Parmi elles, une série de personnalités écologistes : Aymeric Caron, le porte-voix de la cause animale en France, Alma Dufour, des Amis de la Terre, ou encore Claire Le Jeune, figure des marches pour le climat. De nouveaux ralliements sont également venus du monde politique avec Sebastien Jumel, député communiste de Seine Maritime, Ali Rabeh, maire Génération.s de Trappes ou encore Nicolas Langlois, maire communiste de Dieppe.

Des mesures sociales, écologistes et démocratiques (ultra) majoritaires dans le pays

Enfin, dans le rayon des bonnes nouvelles, des caravanes de l’Union populaire sillonnent le pays pour convaincre des différentes mesures de rupture sociale, écologiste et démocratique de l’Avenir en commun : un programme ultra-majoritaire dans le pays. C’est ce que révèlent plusieurs enquêtes de l’institut Harris interractive.

8 Français sur 10 sont ainsi pour l’augmentation du SMIC à 1400 euros net par mois, 7 Français sur 10 pour que l’impôt baisse pour ceux qui gagnent moins de 4000 euros par mois, 7 Français sur 10 sont favorables à ce que les personnes vivant à l’étranger versent au Trésor français la différence entre ce qu’elles paient comme impôt sur place et ce qu’elles paieraient si elles étaient restées en France, 86% des Français sont pour faire payer plus d’impôts à Google, Amazon, Facebook et Apple qu’ils n’en payent aujourd’hui, 83% des Français sont pour que chaque retraité touche au minimum une pension égale au SMIC, et ainsi de suite.

Sur les propositions écologiques, là aussi, les Français plébiscitent les mesures proposées par les insoumis : 83% des Français sont d’accord pour interdire de prélever chaque année plus de matière première que la Terre est capable de reconstituer en un an, la fameuse « règle verte » que Jean-Luc Mélenchon porte depuis plus de 10 ans comme en témoigne son ouvrage du même nom publié en 2012. 74% des Français sont favorables à l’objectif de 100% d’énergie renouvelables en 2050, 87% des Français sont favorables à un plan national d’isolation des bâtiments pour lutter contre la précarité énergétique, à un plan de création de 300 000 emplois dans l’agriculture (86%) et de 300 000 emplois dans le domaine de la Mer (83%), ou encore près de 9 Français sur 10 (89%) sont pour un plan de relocalisation en France des produits essentiels à la vie quotidienne : autant de plébiscites allant dans le sens de la planification de la bifurcation écologique portée par LFI.

Sur la rupture démocratique et le passage à la 6ème République, là aussi, ce sont près de deux tiers des Français qui se prononcent en faveur de la convocation d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour la France, la fameuse « constituante » portée là aussi depuis des années par Jean-Luc Mélenchon et actuellement en cours au Chili.

Sondages, meetings, ralliements, programme, la dynamique est du côté de l’Union populaire. Il reste 70 jours aux insoumis pour convaincre. L’espoir est plus que jamais permis à gauche pour avril.

Par Pierre Joigneaux.