Face à l’urgence climatique, Gaël Giraud appelle à voter Mélenchon

Gaël Giraud, figure écologiste, économiste pourfendeur de la finance dérégulée et défenseur de la sobriété énergétique, appelle à voter Jean-Luc Mélenchon ce dimanche. Un soutien de poids pour les insoumis à 3 jours du 1er tour de l’élection présidentielle. Son soutien témoigne du sérieux du programme de l’Union populaire, du point de vue économique, mais surtout de sa crédibilité sur les questions écologiques, alors que le GIEC nous annonce que l’Humanité n’a plus que 3 ans pour agir avant qu’il ne soit trop tard. Notre article.

Gaël Giraud, l’intellectuel engagé qui appelle à voter Mélenchon

Gaël Giraud, économiste pourfendeur de la finance dérégulée et défenseur de la sobriété énergétique. Directeur de recherche au CNRS puis chef économiste de l’Agence Français de Développement (AFD), Gaël Giraud est maintenant directeur du programme de justice environnementale de Georgetown, à Washington. Un sacré CV pour cette figure de l’écologie en France. Un des économistes le plus efficace dans la vulgarisation des enjeux économiques au service du combat écologique. Sa prise de position était attendue, elle vient donc de tomber.

Gaël Giraud, prête jésuite, est un homme révolté contre notre monde qui ne mâche pas ses mots. Le « ton radical« , derrière ses « lunettes sages « , en surprend plus d’un. L’économiste vilipende « Emmanuel Macron et son ‘programme néolibéral de déconstruction de l’Etat‘ et « fustige la ‘médiocrité‘ du débat public porté par les ‘haines identitaires de Zemmour. » Face à ce scrutin vital pour l’avenir du pays, Gaël Giraud appelle donc à voter pour Jean-Luc Mélenchon. L’économiste écolo reconnait que le candidat de l’Union populaire est le seul capable de qualifier l’urgence écologique au second tour, alors que le dernier rapport du GIEC nous annonce que l’Humanité a trois ans pour agir, si elle veut éviter la catastrophe.

Gaël Giraud : « Mélenchon est le seul candidat capable de qualifier l’écologie au second tour »

Trois ans seulement pour agir face à l’urgence climatique. Trois ans. Face à l’urgence climatique, l’Humanité n’a plus une seconde à perdre. Les mots de l’économiste ont le mérite de la clarté et du courage d’un homme qui prend position face à l’urgence : « Ne pas voter pour le seul des 3 candidats capables d’arriver au 2ème tour qui porte les questions écologiques, c’est prendre une part de responsabilité écrasante dans les catastrophes déjà en cours et celles, bien plus graves, à venir. » Selon les mots de Caroline De Haas : « le seul moyen d’avoir un écolo au pouvoir, c’est qu’un écolo soit au second tour.« 

Malgré l’urgence climatique, l’écologie a été quasiment absente dans les médias : elle n’a occupé que 2,7% de l’espace médiatique pendant cette campagne. Un silence assourdissant et révoltant. Et ce, alors que la deuxième partie du dernier rapport du GIEC, sortie début mars, nous explique que la moitié de l’Humanité est « très vulnérable » au changement climatique. Inondations, sécheresses, montée des eaux, canicules, extinction d’espèces… L’avenir de l’Humanité s’annonce des plus sombres si nos modèles économiques ne bifurquent pas radicalement de direction.

Jean-Luc Mélenchon, précurseur de la planification écologique, enregistre de nombreux soutiens de figures écologistes

Face à des tenants de l’écologie libérale économiquement, axée sur la responsabilité individuelle et la culpabilisation de citoyens n’ayant d’autres choix que de prendre leur voiture pour vivre, Jean-Luc Mélenchon porte une écologie de rupture avec notre modèle économique, une écologie populaire, s’attaquant aux responsables du dérèglement climatique plutôt qu’à ses victimes : les 100 multinationales à l’origine des 70% d’émissions de gaz à effet de serre (GES). En effet, ceux qui subissent le plus les conséquences du dérèglement climatique sont les plus pauvres, alors que ce sont plus les riches qui détruisent la planète. Ainsi, 63 milliardaires polluent plus que 50% des Français.

Le soutien de Gaël Giraud légitime ainsi le programme écologique des insoumis. Cela fait de longues années que Jean-Luc Mélenchon a fait de l’urgence écologique l’une de ses priorités programmatiques. Avant tout le monde, Jean-Luc Mélenchon a parlé de planification écologique et de « règle verte » comme boussoles politiques nécessaire pour faire bifurquer notre modèle économique. Aujourd’hui, la bataille des idées est en passe d’être gagnée par le tribun insoumis. Yannick Jadot, et même Emmanuel Macron parlent aujourd’hui de « planification écologique« .

À 3 jours du premier tour, Gaël Giraud constitue un soutien non négligeable pour les insoumis. Gravitant autour de la gauche écologiste, il en est devenu une figure intellectuelle importante. Ses travaux reconnus sur la sobriété énergétique et son combat de longue date pour alerter sur l’urgence climatique, légitiment la crédibilité écologiste de l’Union populaire déjà soutenu par plusieurs figures et associations écologistes.

On peut citer le porte-voix de la cause animale Aymeric Caron, l’économiste figure de l’écologie de rupture, Razmig Keucheyan, l’ancien porte parole de Sandrine Rousseau, Thomas Portes, la figure des marches pour le climat, Claire Lejeune, ou encore Alma Dufour, ancienne chargée de campagne des Amis de la Terre. Ce jeudi, ce sont plus de 70 soutiens de Yannick Jadot qui appellent à voter Jean-Luc Mélenchon face à l’urgence climatique.

Un ralliement de poids qui renforce l’Union populaire en elle-même

Le 20 juillet 2021, Gaël Giraud publiait ses « 12 mesures » destinées aux candidats à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon lui avait rapidement répondu, en lui désignant déjà à l’époque les multiples convergences existant entre les propositions de l’économiste et celles de l’Avenir en commun, grâce au comparateur de programmes mis en place par ses équipes. Parmi ces convergences entre Gaël Giraud et les insoumis, l’importance de la reprise en main de la banque centrale européenne (BCE) pour pouvoir enfin financer de grands plans de bifurcation écologique des économies européennes, le combat pour l’annulation de la datte détenue par la BCE, l’urgence d’un nouvel impôt progressif et juste pour les classes moyennes ou encore la sortie de la marchandisation de l’Hôpital public.

Le soutien de Gaël Giraud confirme que l’union de la gauche, loin de se faire autour d’appareils politiques dépassés, se fait au sein de l’Union populaire, autour des idées. Jean-Luc Mélenchon a fait le pari il y a longtemps d’une union à la base, sur la base d’un programme chiffré et plébiscité par les Français, porté par une équipe prête à gouverner. Il a reçu depuis le soutien de 160 économistes, de cheminots, de syndicalistes, de personnalités françaises et internationales, d’intellectuels qui sont venues renforcer progressivement la force de l’Union populaire. Aujourd’hui, Gaël Giraud vient de rajouter sa pierre à l’édifice. Pour la 6ème République, le partage des richesses et pour sauver notre planète.

Par Nadim Février.