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2DHEWG8 French far-right Front National (FN) party president Marine Le Pen (L) shakes hands with French President Emmanuel Macron after their meeting at the Elysee palace in Paris, on November 21, 2017. Photo by Christian Liewig/ABACAPRESS.COM

Ce député macroniste qui veut « collaborer » avec l’extrême-droite

Extrême-droite. Michel Lauzzana, député Renaissance (ex-LREM), s’était dit « prêt à travailler main dans la main avec les députés Rassemblement National » (RN). « Du Lot-et-Garonne », avait-il précisé auprès du journal Sud Ouest. Face au tollé légitime suscité par ces propos honteux, le député a tenté de se rattraper : « quand un sujet majeur concernant le territoire se présentera, on pourra envisager de collaborer ». « Collaborer ».

Attention au choix des mots, alors que l’extrême-droite compte 89 députés à l’Assemblée nationale. Les mains tendues au Rassemblement National sont devenues monnaie courante sous le régime macroniste. C’est un feu avec lequel il ne faut pas jouer, au risque de se brûler davantage. Les mots ont un sens. Après les louanges au « Grand soldat » Pétain par Emmanuel Macron, il est effrayant de voir avec quel légèreté le camp du Président considère la collaboration. Notre article.

Michel Lauzzana, député macroniste propose sans sourciller de « collaborer » avec l’extrême-droite

Les mots ont un sens.

Surtout quand on parle de l’extrême-droite.

Surtout dans notre pays, où 89 députés du RN siègent à l’Assemblée nationale. 89 membres d’un parti fondé par un Waffen SS il y a 50 ans.

Surtout lorsque le Président de la République Emmanuel Macron a repris une partie de sa rhétorique. Pendant 5 ans, le macronisme a fait la courte échelle à l’extrême-droite. Le RN le rend bien à la macronie, en votant avec les députés Renaissance, main dans main contre les travailleurs, en votant contre la hausse du SMIC, le gel des loyers et le blocage des loyers, entre autres.

Aujourd’hui, un député Renaissance (ex-LREM) peut se dire « prêt à travailler main dans la main avec les députés RN du Lot-et-Garonne ». Et en même temps dire qu’ « il faut se battre pied à pied face aux élus de LFI qui proposent une opposition systématique juste par posture ». Plutôt l’extrême-droite que la gauche de rupture. Ce même député, Michel Lauzzana, peut dire par la suite qu’il est prêt à « collaborer » avec l’extrême-droite. Après le tollé légitime suscité par ses propos. Attention au choix des mots. On ne collabore pas avec l’extrême-droite, jamais. On regarde dans le rétroviseur de l’Histoire avant de dire des choses pareilles.