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Logement : l’alliance de Macron et Le Pen contre l’encadrement des loyers et la hausse des APL

Logement. Mardi 21 novembre a commencé l’examen en commission des premières propositions de loi des députés La France insoumise dans le cadre de leur « niche parlementaire ». C’est l’unique journée, dans l’année, où les députés insoumis sont maîtres de l’ordre du jour à l’Assemblée nationale et peuvent donc défendre leurs propositions de lois.

Parmi elles, une proposition de loi pour répondre à la crise du logement chez les jeunes. En raison de l’alliance des macronistes, des Républicains et du Rassemblement National, le texte a été vidé de sa substance durant les débats en commission des Affaires économiques. Parmi les différentes mesures proposées : encadrement des loyers, augmentation des APL de 150 euros pour les moins de 25 ans, augmenter la proportion de logements sociaux dans les communes… Alors que les jeunes de notre pays vivent dans la précarité, la droite et l’extrême droite refusent des solutions qui pourraient les aider à s’en sortir.

Il reste encore un espoir pour l’adoption de la proposition de loi des insoumis : elle sera examinée dans sa version initiale le jeudi 30 novembre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Affaire à suivre. Notre brève.

Logement, APL, loyers : la droite et l’extrême droite se mobilisent contre les pauvres

La proposition de loi visant à répondre à la crise du logement chez les jeunes a été vidée de sa substance lors de l’examen en commission des affaires économiques. Les groupes parlementaires Renaissance, Les Républicains (LR) et Rassemblement national (RN) avaient déposé des amendements de suppression sur les trois articles de la proposition de loi. Ces amendements ont été adoptés.

La minorité présidentielle, les LR et le RN ont donc refusé d’augmenter la proportion minimale de logements sociaux dans les communes. Pourtant, 2,4 millions de personnes sont en attente d’un logement social.

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Ils ont refusé d’encadrer le prix des loyers à la baisse, en particulier dans les zones tendues, alors le taux d’effort, c’est-à-dire la part du revenu consacrée au logement, des ménages n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Le loyer représente jusqu’à 45% pour les locataires du parc privé !

Ils ont refusé l’augmentation des APL de 150 euros pour les moins de 25 ans. Ce, alors que les jeunes (18-24 ans) sont la tranche d’âge la plus touchée par la pauvreté et de 24% des étudiants vivent avec eux de 50 euros une fois le loyer et les charges payés.

Ce n’est pas étonnant. Pour rappel, le camp présidentiel n’a pas construit assez de logements malgré ses promesses, a réduit les APL de 5 euros, a mis en place la réforme des APL « en temps réel », ce qui a particulièrement touchée les jeunes, a réduit le loyer de solidarité (RLS). Le Gouvernement avait aussi refusé les repas à 1 euro pour les étudiants ou encore la mise en place d’une garantie autonomie.