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Super-profits : 20,5 milliards d’euros de bénéfices pour Total en 2022, nouveau record

Une indécence Total. Plus de 20 milliards d’euros. C’est le bénéfice net réalisé en 2022 par TotalEnergies. Le groupe pétrolier français vient de l’annoncer ce mercredi matin. C’est le bénéfice net le plus important jamais enregistré par une entreprise française. Et ces résultats historiques sont directement liés à l’augmentation des cours de l’énergie, dopés notamment par la guerre en Ukraine. Total n’est plus seulement un profiteur de crise, plus seulement un destructeur de la planète, Total est un profiteur de guerre.

Total, profiteur de guerre

Comme ses concurrentes américaines et britanniques, la compagnie française a pleinement bénéficié de la hausse du prix des hydrocarbures, et notamment du gaz, à la suite de la guerre en Ukraine, qui a provoqué la fermeture des gazoducs russes et une course au gaz naturel liquéfié (GNL) pour le remplacer dans toute l’Europe. Si elle pénalise fortement les consommateurs, en particulier les plus modestes, la flambée des cours de l’énergie fait des heureux : les actionnaires. Alors que 12 millions de Français n’ont même pas les moyens de chauffer correctement leurs foyers, le groupe se gave. Et continue à détruire la planète : Total prépare le plus long oléoduc de pétrole du monde, qui émettrait 34 millions de tonnes de C02 par an (projet EACOP).

Jeudi, le géant britannique Shell avait lui aussi annoncé le bénéfice net ajusté le plus élevé de son histoire, à 39,9 milliards de dollars. Certaines ONG, comme Global Justice Now, déplore que «plus de la moitié» des bénéfices de BP soit distribuée «directement vers des actionnaires super riches, alors que des millions de personnes n’ont même pas les moyens de chauffer leurs maisons ». Aux États-Unis, berceau du communisme, Joe Biden a annoncé s’attaquer aux super-profits des pétroliers. En France, le ministre de l’Économie affirme : « les super-profits, je ne sais pas ce que c’est ». Les salariés de Total, eux, continuent de bloquer la plupart des raffineries du groupe, contre la retraite à 64 ans : faire travailler deux ans de plus le peuple, alors qu’une taxe sur les super-profits suffirait à financer nos retraites.