COP 27 : Carlos Martens Bilongo demande quand les pays riches vont payer leur dette climatique

COP 27. Qui est responsable du dérèglement climatique ? Les pays les plus pollueurs, c’est-à-dire les plus riches. Alors que s’est ouverte la COP 27, le député LFI Carlos Martens Bilongo l’a rappelé cet après-midi à l’Assemblée nationale : « les pays les plus pollueurs ont une dette envers les pays les plus touchés par les conséquences du dérèglement climatique », a-t-il martelé.

Il a demandé au gouvernement si la France allait soutenir la création d’un fond de financement des pertes et dommages lors de la COP 27. Ce, pour aider les pays les plus vulnérables à faire face aux dégâts du dérèglement climatique. Une mise au point salutaire face à une macronie condamné plusieurs fois pour inaction climatique et à une réalité fondamentale : les riches détruisent la planète. Notre article.

Dérèglement climatique et riches : quelques chiffres

Les chiffres des dégâts liés au dérèglement climatique sont effrayants. Celui-ci n’est pas pour demain : il est déjà enclenché. « Les phénomènes météorologiques extrêmes ont tué plus de 410 000 personnes et en ont affecté plus de 1,7 milliard dans le monde. Les pertes et dommages sont estimés entre 290 et 580 milliards de dollars dans les pays en voie de développement d’ici à 2030 », a expliqué Carlos Martens Bilongo.

100 multinationales sont responsables de plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre. Elles ont des noms, des adresses, des visages. Elles ne sont pas liés à des pays pauvres, ceux qui vont le plus souffrir de la crise climatique, mais bien à pays les plus riches.

Les plus riches tirent leurs super-profits de l’exploitation sans limite des humains et de la nature. La destruction de l’environnement causée par leur insatiable avidité est mortelle : les décès liés à la chaleur ont augmenté de 68%, le risque de mort dû aux incendies de 61%. 100 millions de personnes supplémentaires sont en situation d’insécurité alimentaire grave. Pendant que les plus riches polluent, les pauvres meurent. Les plus riches ont une dette climatique qu’ils doivent payer.

Fond de financement des pertes et dommages : « Les fonds existent, la volonté politique, non ! »

Le député LFI-NUPES a pointé du doigt ces milliards accumulés par ces multinationales climaticides, ces flots de richesses qui pourraient être utilisés autrement. « Jusqu’à présent, la France refuse de participer au paiement de la dette climatique et s’oppose à la création de ce fond. Mais en seulement 24 heures, l’industrie des énergies fossiles réalise des profits 200 fois supérieurs à tous les financements dédiés par les gouvernements pour remédier à ces dommages. Les profits générés par cette industrie couvrirait 60 fois le coût total des dégâts causés par le dérèglement climatique », a détaillé Carlos Martens Bilongo.

« Les fonds existent, la volonté politique, non ! », s’est exclamé le député LFI. Les pays les plus pollueurs rechignent à mettre en place un fond de financement des pertes et dommages. Difficile d’accepter la réalité de sa culpabilité dans le dérèglement climatique.

De quoi réalimenter le débat sur la taxation des super-profits, toujours refusée par le camp présidentiel. « Quand est-ce que vous passerez de la parole aux actes ? La France soutiendra-t-elle la création d’un fond pertes et dommages à l’occasion de la COP 27 ? », a conclu le député, sous les applaudissements des députés de la NUPEs.