Super-profits, PME, chômage : Le Pen et Macron s’allient contre le peuple

Marine Le Pen et Emmanuel Macron en lune de miel contre le peuple. Après le vote contre la hausse du SMIC, le gel des loyers ou le blocage des prix en juillet dans le paquet « pouvoir d’achat » à l’Assemblée, l’alliance capital-fasciste remet le couvert. Au Parlement européen ce jeudi 6 septembre Le Rassemblement national (RN) et En Marche ! viennent de voter contre la taxation des super-profits. Une poignée de milliardaires confisque toutes les richesses ? Qu’ils continuent à se gaver, pendant que le peuple se partage des miettes toujours plus petites avec l’inflation.

Mais ce n’est pas tout. À l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a proposé que las salariés qui refusent un CDI à l’issue d’un CDD, ne puissent plus obtenir d’allocations chômages. Le RN, LR et la minorité présidentielle ont même supprimé l’allocation chômage aux salariés maltraités, poussés à bout, qui lâchent leur poste en cours de route. « Et en même temps », le RN s’est abstenu sur un amendement proposant une imposition plus juste des multinationales, tout en refusant une réforme de l’impôt sur les sociétés (IS) qui favoriserait les PME ! Faible avec les fort, fort avec les faible : la politique économique du RN. L’alliance du capital et de l’extrême droite. Notre article.

Taxer les super-profits dans tous les secteurs ? Les euro-députés macronistes et du Rassemblement national (RN) se sont prononcés contre lors d’un vote au Parlement européen ce jeudi. De même pour les eurodéputés Les Républicains (LR) et Reconquête. Main dans la main, la droite et l’extrême droite ont refusé de faire payer le capital. Ignorent ils que plus de la moitié des Français sont pour une telle taxe ?

Se rendent ils comptent de l’indécence des sommes engrangées par le CAC 40 l’année dernière ? 174 milliards d’euros. Savent ils combien Total a gagné au premier semestre de cette année ? 18,3 milliards d’euros de bénéfices. Peu leur importe, dirait on. L’alliance capital-fasciste ne se cache pas. Elle œuvre au profit des ultra riches et des multinationales. L’inflation crève le plafond, les gens se demandent s’ils vont pouvoir se chauffer cet hiver. Pendant ce temps, l’alliance capital-fasciste protège les profits des milliardaires.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron, main dans la main contre une taxe sur les super-profits

Une alliance capital-fasciste qui perdure entre les macronistes et le RN. Cet été, ils avaient refusé la hausse du SMIC, le blocage des prix et le gel des loyers. Main dans la main. Dire que le RN se proclamait défenseur du peuple qui galère face au monde néolibéral d’Emmanuel Macron. Certains peinent à croire que le RN les aient trompés en votant contre la hausse du SMIC.

Au Parlement européen, les députés macronistes et RN avaient l’occasion de voter pour une taxe sur les super-profits dans tous les secteurs. Ils l’ont refusée, comme un seul homme qui fait barrage pour défendre les intérêts du capital. Vu la façon dont des députés RN français ont parlé à des profiteurs de crise à l’Assemblée nationale, ce n’est pas si étonnant que ça. « Je tiens à saluer ce que votre entreprise et votre famille font pour notre pays », avait déclaré Franck Allisio au patron de l’armateur CMA CGM. Un homme qui a gagné 30 milliards en 1 : Rodolphe Saadé. Et Marine Le Pen applaudit !

« Je profite de votre présence pour saluer, ce qui est peu fait, l’efficacité, la performance de l’entreprise Total, qui est quand même une grande entreprise française dirigée par des patriotes ». Voilà ce qu’avait déclaré Jean-Philippe Tangy, un autre député RN, face au PDG de Total Patrick Pouyanné. Mais une multinationale est-elle vraiment patriote, alors qu’elle n’a pas payé d’impôts en France en 2021 ? La question est vite répondue.

Le RN et la macronie avaient l’occasion de faire payer les profiteurs de crise. Une solution simple : une taxe sur les super-profits votée par le Parlement européen. Ils ne l’ont pas saisie, en connaissance de cause. En sachant combien des entreprises comme CMA CMG ou Total se sont gavées. En ayant conscience de la crise sociale qu’amène l’inflation en France. Les multinationales peuvent dormir sur leurs deux oreilles : l’alliance capital-fasciste les protège. Pendant ce temps, de nombreux Français ne savent pas s’ils pourront se chauffer cet hiver. Mais les membres de cette alliance regardent ailleurs.