Raffineries, docks, centrales nucléaires : vers l’extension de la grève dans le pays ?

Vers l’extension de la grève dans le pays ? Après les raffineries, les docks, c’est au tour des centrales nucléaires de rejoindre le large mouvement de grève qui s’amplifie de jour en jour dans notre pays. La maintenance de cinq réacteurs nucléaires est à l’arrêt. Un message de solidarité aux grèves dans les raffineries, envoyé par le syndicat FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie). Les travailleurs ont levé les boucliers, scandalisés par la « réquisition des salariés » des raffineries exigée hier par la Première ministre.

Le gouvernement a lancé une attaque gravissime contre le droit de grève. Il a préféré réquisitionner les travailleurs, plutôt que les super-profits des multinationales pétrolières. Super-profits qui auraient pu financer la revendication principales des salariés : des hausses de S.A.L.A.I.R.E.S., alors que l’inflation continue d’étrangler les Français. La grève peut-elle encore s’étendre dans le pays ? Notre article.

Raffineries, docks, centrales nucléaire : vers l’extension de la grève dans le pays ?

Un large mouvement de grève se propage chaque jour un peu plus dans notre pays. Il a commencé dans les raffineries. Il s’est propagé aux docks, et maintenant au secteur du nucléaire. Après celle de Bugey, la centrale nucléaire de Gravelines vient de voter la grève.

La revendication principale des salariés ? Des hausses de salaires, refusées par les multinationales pétrolières pour lesquelles ils travaillent. Elles se gavent, à l’image de TotalÉnergies. Cette dernière a réalisé 19 milliards d’euros de profits pour le premier semestre de l’année 2022. Son PDG, Patrick Pouyanné, s’est augmenté de 52% en 2021. Il gagne 6 millions d’euros par an (390 fois le salaire d’un pompiste chez Total, 1282 euros). Les actionnaires viennent de toucher 2,6 milliards de dividendes exceptionnels.

Malgré ces milliards d’euros de profits, Total refuse toujours de partager ses richesses immenses avec ses salariés. Pour casser le mouvement de grève des raffineries, le gouvernement a attaqué de façon gravissime le droit de grève, pourtant inscrit dans notre Constitution, en décidant la réquisition des salariés. Ce faisant, le gouvernement a déclaré la guerre au monde du travail. Il a choisi son camp, celui des multinationales. Plutôt réquisitionner les salariés que les super-profits.

Levée de boucliers immédiates dans les rangs des grévistes. Ils se font insulter de tous les noms sur les plateaux télés par les éditorialistes de plateaux, qui font tout pour monter l’ensemble de la population contre eux. En vain. Malgré le flot de les fausses informations possibles sur le montant de leurs salaires (retrouvez notre article « Désintox » ici), le peuple semble de moins en moins enclin à prendre la défense des vrais assistés et profiteurs, ceux d’en haut.

Même si les grands médias refusent de le voir, les démonstrations de solidarité avec les grévistes se multiplient sur Internet

Avec les hastag #SoutienRaffineurs et #BalanceTonSalaire des milliers de citoyennes et de citoyens revendiquent leur solidarité avec celles et ceux qui luttent, qu’importe leur place dans les 99% qui souffrent des agissements d’une caste de 1% qui s’accapare richesses et pouvoir.

Les raffineurs en grève doivent maintenant subir une attaque en règle d’un droit fondamental : le droit de grève.

Ils peuvent compter sur le soutien de travailleurs d’autres secteurs. La grève se propage petit à petit. S’ils étaient rejoints par les Gilets Jaunes, tous les métiers exploités, les soignants, les profs, les policiers, les précaires, les jeunes, les assos, si tout le monde convergeait dans la rue dimanche ? La grève peut-elle encore s’étendre dans le pays, à la veille de la marche contre la vie chère et l’inaction climatique ?