Scandale : Macron veut payer les enseignants en fonction des résultats de leurs élèves

Emmanuel Macron veut finir d’achever ce qu’il reste de l’École publique après son mandat. Hier soir, on apprenait que le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, avait sorti des nouvelles idées de son chapeau : fin du collège unique ou encore une indexation de la rémunération des professeurs sur l’obtention par leurs élèves de bons résultats. Ce, pour aller toujours plus loin vers l’école-entreprise dont rêve Jupiter. Après avoir délabré l’École publique avec Jean-Michel Blanquer, Emmanuel Macron veut aller toujours plus loin dans la casse de notre École républicaine. Notre article.

Macron veut finir d’achever notre École républicaine

Pour parachever la vision de l’école-entreprise d’Emmanuel Macron, ce sont de nouvelles idées néolibérales qui sont sorties du chapeau d’Alexis Kohler, 2ème cerveau du président-candidat. Deux propositions qui feraient écarquiller les yeux de n’importe quel défenseur de l’École publique, de droite comme de gauche : « indexer la rémunération des professeurs sur l’obtention par leurs élèves de bons résultats » et instaurer « un système de notation des établissements façon palmarès des meilleures écoles. » C’est très grave. Le gouvernement n’essaie même plus de cacher sa vision profondément néolibérale de l’École républicaine.

Autre idée pour achever l’école républicaine : mettre fin au collège unique. L’instauration d’un « collège à la carte » est en marche. L’égalité territoriale, et plus largement l’égalité républicaine sont définitivement morts et enterrés. Mais toutes ces idées sont-elles vraiment étonnantes ? Pendant 5 ans, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blaquer ont achevé l’École publique à petit feu. Ils veulent continuer dans ce sens, mais ce massacre doit cesser.

Fin du CAPES et du recrutement à vie : Macron annonçait déjà un avant-goût de l’école-entreprise

Ainsi, pour son second mandat, Emmanuel Macron pourrait supprimer Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES). Nous l’apprenions en effet mi-février. Il pourrait aussi acter ni plus ni moins que la fin du recrutement à vie dans l’Éducation nationale. Une révolution… en arrière. L’Éducation était déjà en marche pour être achevée une bonne fois pour toutes.

Pendant la présentation de son programme le 17 février, Emmanuel Macron avait affirmé que le « chantier de l’École sera une priorité du quinquennat« . Comment le croire ? A-t-il déjà oublié qu’une partie de son bilan en la matière reste la suppression de 7 900 postes dans le second degré (soit l’équivalent de 166 collèges) depuis 2017 ? Enfin, comme annoncé à Marseille en septembre, il veut permettre aux chefs d’établissement d’effectuer des recrutements « sur profils ». Ou comment transformer l’École publique qui nous est si chère en école entreprise.

De son côté, l’Union populaire a des propositions bien différentes concernant l’École publique. Gratuité des cantines, du transport, des sorties scolaires, et des activités périscolaires, garantie de mixité, rénovation des locaux, retour au cadrage national des diplômes et des programmes et suppression du contrôle continu au baccalauréat… Seul jean-Luc Mélenchon propose à la France une école de l’égalité et de l’émancipation.