Quand le suppléant d’Élisabeth Borne vote pour… taxer les super-dividendes

Élisabeth Borne désavouée par son propre suppléant ? Freddy Sertin, député membre du groupe Renaissance (ex-LREM), et suppléant de la Première ministre a voté pour… taxer les super-dividendes. Contre l’avis du gouvernement qu’il soutient, farouche adversaire d’une taxe sur les super-profits/dividendes. Le vote a eu lieu cette nuit : 227 voix pour, 88 voix contre. Aux voix de la NUPES, du Modem, aux abstentions du groupe Horizons, se sont ajoutées les voix de 19 députés… macronistes ! Rien ne va plus au sein de la minorité présidentielle. Dans un contexte de colère sociale, d’extension continue de la grève dans le pays et à l’approche de la grande marche de dimanche, la macronie ne sait plus où elle va. Notre article.

Borne désavouée par son propre suppléant, « la macronie explose » pour Mélenchon

Qui l’eut-crû ? Freddy Sertin, député Renaissance (ex-LREM) et suppléant de la Première ministre Élisabeth Borne, aurait-il été touché par l’insoumission ? Contre l’avis du gouvernement qu’il soutient, il a voté pour une taxe sur les super-dividendes, accompagné de 18 autres députés macronistes. L’amendement en question majore la « flat tax » (ou taxe forfaitaire) de 5% pour les dividendes versés par les entreprises au chiffre d’affaires de plus de 750 millions d’euros.

Élisabeth Borne est désavouée par son propre suppléant. La macronie est trahie de l’intérieur. Le chef de l’État était déjà isolé au niveau international sur ces sujets. Taxer les super-dividendes ou les super-profits des multinationales ? Que nenni. L’Italie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Espagne et le Royaume-Uni ont déjà mis une place sur les super-profits. L’OCDE et l’ONU l’ont préconisée. Emmanuel Macron est de plus en plus isolé, enfermé dans ses dogmes néolibéraux.

La gauche de rupture avec le capitalisme tient fermement la tranchée à l’Assemblée nationale. Face à la minorité présidentielle, elle utilise chaque occasion pour faire voter ses propositions. Cette victoire advient dans un contexte explosif : après les raffineries, les docks, c’est désormais des réacteurs nucléaires qui entrent en grève. La colère sociale continue de monter, alors que la grande marche de dimanche se profile.