Macron bientôt face à un scandale des masques toxiques ?

Comme les enseignants, les policiers, les préfectures et la justice ont-ils été fournis en masques toxiques par l’État ? Après avoir révélé le 15 octobre que les profs s’étaient vu livrer des masques présentant un risque pour leur santé et pour l’environnement, de nouvelles informations viennent confirmer que l’affaire concernerait en réalité bien plus de fonctionnaires.

Police, justice, préfectures, vers une distribution massive de masque à risques ?

Après avoir révélé il y a peu la distribution de masques « toxiques » aux enseignants par le ministère de l’Éducation, des informations récentes confirment que ce cas concernerait finalement plusieurs autres ministères. Selon le journal Sud Ouest, les policiers auraient reçu une alerte de l’administration du ministère de l’Intérieur concernant les masques DIM fournis, semblables à ceux des enseignants. Dans le même temps, plusieurs retours indiquent que des masques similaires sont utilisés par les personnels de la Justice et des préfectures.

Ce matériel de protection contenant des substances potentiellement nocives comme le zéolite d’argent aurait donc été distribué à grande échelle par plusieurs ministères. Interrogé par les médias, le gouvernement reste pour l’instant impassible face à cette situation inédite.

Seul le ministère de l’Intérieur donne l’instruction de ne plus porter ces masques

Autre symbole de la confusion au sein du gouvernement, cette information révélée par Sud-Ouest selon laquelle le secrétariat général pour l’administration du ministère de l’Intérieur de demande aux policiers de « ne plus porter ces masques jusqu’à nouvel ordre ». Une consigne logique si on tient compte du caractère potentiellement dangereux de ce matériel, mais qui vient contredire les récentes prises de positions des ministres d’Emmanuel Macron.

En effet, cette demande du ministère de l’Intérieur arrive quelques jours seulement après une intervention de Jean-Michel Blanquer à l’Assemblée concernant les masques distribués aux enseignants. Le ministre de l’Éducation parlait alors d' »une vaine polémique » en réponse à Sabine Rubin, la députée LFI qui l’alertait sur ce sujet. Un double discours qui ajoute à l’inquiétude actuelle alors que la deuxième vague liée au Covid-19 demande des mesures sanitaires renforcées.

L’élargissement de cette affaire aux policiers, aux préfectures et à la justice risque fait de faire du bruit. Dans l’enseignement, plusieurs collectifs et syndicats ont d’ores et déjà appelé à agir rapidement face à ces révélations. Pourtant, seul le ministère de l’Intérieur a décidé d’agir préventivement. De son côté, le gouvernement n’a toujours pas pris de position publiquement pour demander le retrait de ce type de matériel de protection. Le début d’un scandale de grande ampleur ?

Par Maxime Charpotier.

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