Choc : vos factures d’eau vont exploser de 50 % d’ici à 2030

L’eau est-elle un droit menacé ? Alors que le prix a déjà grimpé de 16 % en deux ans et demi, une nouvelle vague de hausses de 30 à 50 % menace, portant la facture moyenne à 855 € d’ici à 2030. Ces chiffres s’expliquent par le gaspillage dû à la vétusté des canalisations et […]

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L’eau est-elle un droit menacé ? Alors que le prix a déjà grimpé de 16 % en deux ans et demi, une nouvelle vague de hausses de 30 à 50 % menace, portant la facture moyenne à 855 € d’ici à 2030. Ces chiffres s’expliquent par le gaspillage dû à la vétusté des canalisations et le coût de la dépollution. Emmanuel Macron n’a rien fait en laissant les infrastructures se dégrader. Comme Hollande et Sarkozy avant lui. Et maintenant, la caste veut faire payer la facture au peuple.

Face à cette crise et aux fortes disparités régionales (écart de 1 à 4), Jean-Luc Mélenchon et les insoumis luttent depuis la création du mouvement pour la collectivisation de l’eau et la gratuité des 50 premiers litres quotidiens, afin de garantir un droit fondamental d’accès à ce réseau vital pour toutes et tous. Notre article.

Vers une explosion de 30 à 50 % de la facture d’eau

Le prix de l’eau s’apprête à devenir une ligne rouge sur la facture des ménages français.

L’augmentation du prix de l’eau est déjà une réalité. Selon l’UFC Que Choisir, elle a atteint 16 % sur les 30 derniers mois, rompant avec une période de stabilité. L’inquiétude est d’autant plus vive que les projections sont alarmantes : les experts anticipent une hausse globale comprise entre 30 et 50 %. Pour une famille de quatre personnes, la facture moyenne annuelle, actuellement de 570 €, bondirait à 855 € dès 2030 sur la base d’une projection de 50 % d’augmentation.

Cette flambée n’est pas un hasard, mais la conséquence de problèmes structuraux et environnementaux.

L’inaction coupable des macronistes malgré les alertes

Trois facteurs expliquent la pression sur le prix du mètre cube. Derrière chacun de ces facteurs, l’incurie de Macron et de ses sbires.

La première cause est l’état de nos infrastructures : le réseau de canalisations est jugé vétuste et vieillissant. La conséquence directe de cette obsolescence est un gaspillage colossal, avec une perte estimée à 20 % des volumes transportés (sur un acheminement de 100 litres, 20 litres sont perdus).

Et c’est une moyenne. Les Outre-mer sont plus lourdement concernés : la moitié de l’eau part en fuites dans des canalisations vétustes et jusqu’à 70 % dans les Antilles. En 2021 déjà, Mathilde Panot s’était rendue en Guadeloupe et en Guyane, rencontrant les collectifs, documentant les coupures et saisissant, avec Jean-Luc Mélenchon, la Défenseure des droits. Elle dénonçait la privatisation de l’eau par Veolia, qui a « touché l’argent public sans jamais garantir le service ».

La deuxième raison est le coût croissant de la dépollution de l’eau. L’élimination des pesticides, nitrates et autres « polluants éternels » fait inéluctablement monter la facture. Ce coût est appelé à augmenter, notamment à partir de janvier 2026, lorsque les Agences Régionales de Santé (ARS) devront vérifier la présence de PFAS dans l’eau, entraînant potentiellement de lourds investissements. Encore une fois, depuis des années, les insoumis, notamment Gabriel Amard, alerte. Macron s’en fiche. Pour ses amis milliardaires, il y aura toujours des filtres haut de gamme pour rendre leur eau buvable.

Enfin, le changement climatique est le troisième facteur aggravant : la sécheresse et la baisse du niveau des nappes phréatiques rendent l’eau plus rare, et donc plus chère. L’Insoumission relayait déjà cette alerte en juin. À l’échelle mondiale, 2,2 milliards de personnes manquent d’eau potable, tandis qu’en France, près de 500 000 individus en sont déjà privés. Le changement climatique perturbe le cycle de cette ressource, provoquant des pénuries et des catastrophes naturelles. 88 % de la France est menacée de pénurie d’eau en 2050 en raison du changement climatique. Pourtant, malgré la reconnaissance par l’ONU du droit humain à l’eau en 2010, sa gestion reste mercantile, accentuant les inégalités.

Cette hausse n’est pas uniforme sur le territoire. Les disparités régionales creusent les écarts de prix.

Les écarts de prix de l’eau atteignent un ratio de 1 à 4

Les différences de prix d’un mètre cube d’eau entre les régions sont vertigineuses. Les régions du Nord et du Nord-ouest sont celles où l’eau coûte le plus cher.

À Trélou-sur-Marne (Aisne), où la pollution des sols due à une agriculture intense est notable, l’eau au mètre cube s’élève à 8,03 €/m³. À l’inverse, à Aubessagne dans les Hautes-Alpes, le prix chute à 2,07 €/m³, soit presque quatre fois moins cher.

Si l’on se projette en 2030 en prenant l’exemple d’une douche quotidienne de 5 minutes, l’écart de coût annuel entre ces régions atteint 194 € : 67,20 € dans le Sud/Sud-Est contre 261,25 € à Trélou-sur-Marne.

La solution insoumise : la collectivisation et la gratuité des premiers mètres cubes d’eau

Il faut répartir cette ressource rare de manière équitable entre toutes et tous. Il faut mettre un terme à la mainmise des multinationales sur cette ressource vitale. L’eau doit être collectivisée et soustraite aux logiques de profit. L’eau, patrimoine de l’humanité, doit être gérée démocratiquement pour l’intérêt général. Face à la pénurie d’une ressource vitale, il est totalement déraisonnable de laisser sa gestion au marché. On sait très bien comment cela va finir. Les riches vivront dans des fontaines fraiches et les pauvres mourront assoiffés.

La France insoumise propose une loi visant à garantir l’accès universel et gratuit à l’eau potable, considérée comme un droit fondamental. Le texte prévoit la gratuité des 50 litres quotidiens par personne, seuil minimal défini par l’OMS pour couvrir les besoins vitaux (boisson, hygiène, cuisine). Il inclut également la suppression des frais liés aux compteurs d’eau dans les résidences principales, ainsi que le libre accès aux fontaines publiques, aux bains douches et aux toilettes. 

Par Ulysse

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