Rafah

Rafah – L’armée de Netanyahu bombarde 1,4 million de Palestiniens pris au piège

Rafah. « Pourquoi ils nous bombardent, ils nous ont dit qu’on serait dans une zone en sécurité ! ». Le cri de détresse vient d’une femme palestinienne, blessée sous une tente à Rafah. Depuis plusieurs jours, les déluges de feu de l’armée de Benjamin Netanyahu s’enchaînent sur l’enclave où s’entasse 1,4 million de Palestiniens privés d’eau, de nourriture, et de médicaments. Écrasés par les bombes, abattus par des snipers, fauchés sous les obus d’un char, les Palestiniens sont acculés et massacrés. 28 340 ont été tués depuis le 7 octobre, dont plus de 12 000 enfants.

Un nouveau seuil est franchi dans le nettoyage ethnique. Le « risque génocidaire » reconnu par la Cour Internationale de Justice se réalise chaque jour un peu plus. À l’Ouest, le blocus maritime empêche la fuite. Au Sud et à l’Est, des murs en barbelés sont érigés. Au Nord, les bombardements. Partout, les Palestiniens sont pris au piège.

Que font les pays occidentaux ? Les États-Unis, complices, poursuivent leurs livraisons d’armes. En France, Emmanuel Macron et Stéphane Séjourné ne font rien, et optent pour des déclarations, tantôt de déni, tantôt de façade. La France est pourtant signataire de la Convention pour la prévention et la répression des génocides. Un rappel effectué par Jean-Luc Mélenchon, encore ce matin, le leader insoumis appelant à un embargo sur les armes et des sanctions économiques pour aller vers « la voie la plus courte pour imposer le cessez-le-feu ». Notre brève.

100 morts et 300 blessés dans la nuit du 11 au 12 février) Rafah : l’armée de Netanyahu sème la mort partout où elle passe

La majorité de la population palestinienne se masse en ce moment à Rafah, à la frontière avec l’Égypte, forcée par Benjamin Netanyahou. Durant son opération nocturne, son armée a tué environ 100 blessés et blessés 300 autres. 1,4 million de Palestiniens y sont coincés sans eau, sans électricité et sans médicaments. Sur les réseaux sociaux, les images insoutenables : bombardements, blessés ensanglantés, sacs mortuaires qui s’amoncellent, habitations détruites, enfants cherchant leurs parents, mères et pères implorant que les massacres cessent. « Ils nous ont dit qu’on serait dans une zone de sécurité, ils nous ont dit de venir ici alors pourquoi ils nous bombardent ?! », implore une Palestinienne, en pleurs.

« Le risque génocidaire se concrétise de plus en plus chaque jour. Jamais nous ne nous tairons devant ces massacres de masse », affirme avec gravité. Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire insoumis. « Nous assistons à la dernière phase du génocide des Palestiniens de la bande de Gaza se déroulant devant nos yeux. Le Monde doit agir maintenant pour protéger la vie des innocents en Palestine, car elles sont pas de dommages collatéraux », déclare de son côté Hala Abou Hassira, ambassadrice de la France en Palestine.

Pour aller plus loin : Gaza : l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, menacée de disparaître