Netanyahou remercie Macron pour son « soutien » – silence sur les plus de 5 000 morts à Gaza et l’urgence du cessez-le-feu

Emmanuel Macron est arrivé en Israël ce 24 octobre 2023. Ce midi, il a tenu avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien d’extrême droite, une conférence de presse. Ce dernier a commencé par remercier Emmanuel Macron pour son « soutien ». [Je suis venu] rappeler, devant tous, le droit d’Israël légitime de se défendre […]. […]

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Emmanuel Macron est arrivé en Israël ce 24 octobre 2023. Ce midi, il a tenu avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien d’extrême droite, une conférence de presse. Ce dernier a commencé par remercier Emmanuel Macron pour son « soutien ». [Je suis venu] rappeler, devant tous, le droit d’Israël légitime de se défendre […]. Cette cause est juste, point final », a indiqué Emmanuel Macron. Une condamnation des crimes de guerre d’Israël en Palestine ? Un mot pour les plus de 5 000 personnes tuées, dont 2 000 enfants par l’armée israélienne depuis le 7 octobre 2023 ? Un appel au cessez-le-feu, pour corriger le vote de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU, lorsqu’elle s’y est exprimée contre le 18 octobre 2023 ?

Rien de tout cela. Tout juste un petit appel au « respect du droit humanitaire et [au] respect des populations ». Une remarque cynique, au vu de la catastrophe humanitaire en cours à Gaza que l’ONU et les ONGs ne cessent de rappeler chaque jour. Pour rappel, les Gazaouis vivent depuis 15 jours sans médicaments, quasiment sans eau et sans énergie. Ce week-end seulement, 20 camions humanitaires ont pu rentrer sur la bande de Gaza. Or, comme l’explique Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU : « Avant le 7 octobre, des centaines de camions entraient chaque jour dans la bande de Gaza et c’était souvent insuffisant ». 

Pour aller plus loin : 5 000 civils morts à Gaza : l’ONU renouvelle l’appel au « cessez-le-feu » face au risque de « nettoyage ethnique »

https://twitter.com/BFMTV/status/1716756033878552586?s=20

« La réponse d’Israël […] doit être sécuritaire et implacable face au terrorisme », souligne ensuite le chef de l’État. Le bombardement de la bande de Gaza est-il la bonne réponse, une réponse « forte et juste », pour reprendre les mots d’Élisabeth Borne ?

Lors de sa prise de parole, le chef de l’État a indiqué souhaiter que la coalition internationale luttant contre l’État islamique « puisse lutter aussi contre le Hamas ». « Je propose à nos partenaires internationaux que nous puissions bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre ces groupes terroristes qui nous menacent tous », a-t-il ajouté. Sur Twitter, Manuel Bompard s’interroge : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Des bombardements français à Gaza ? Des soldats français engagés sur le terrain ? Quand ? ». « Pas d’improvisation dangereuse. La France doit porter la voix de la paix », a jouté le député insoumis.

À la fin de la conférence, Benyamin Netanyahou a regardé le président de la République, en lui disant : « Merci pour tout, Emmanuel ». La France doit quitter au plus vite le camp de la « vengeance terrible » de Netanyahou et rejoindre celui de la paix, aux côtés des Nations Unies et des organisations humanitaires. Dans le concert des Nations, la France ne sera entendue qu’en s’en tenant à sa position diplomatique traditionnelle, à savoir le non-alignement comme l’ont rappelé les dirigeants insoumis Mathilde Panot et Manuel Bompard.

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