Législatives : Ugo Bernalicis lance sa campagne à Hellemmes

Ugo Bernalicis est candidat pour un deuxième mandat de député dans la 2ème circonscription du Nord. Hier soir, il lançait officiellement sa campagne législative, accompagné de sa suppléante Marie Boucknooghe, aide-soignante. Jeunes, moins jeunes, militants aguerris ou petits nouveaux plein d’énergie, ils étaient plus de 200 personnes à être venus assister à ce lancement de campagne. Deuxième épisode de notre tour de France des campagnes législatives insoumises. Notre article.

« Qu’est-ce que je peux faire de plus pour aider ? » : sur le terrain, un afflux de nouveaux militants qui veulent se battre pour la victoire

Une tendance qui se vérifie partout en France. Aux quatre coins de l’Hexagone, les militants affluent. Souvent, ils sont jeunes. Atteindre le second tour au soir du 10 avril, ils y ont crû. La rage est telle de l’avoir raté de si peu, qu’ils ne peuvent pas rester les bras croisés sans rien faire. Ça a été très difficile le soir des résultats de voir surtout le peu d’écart qui nous a manqué pour accéder au second tour », nous confie Julie, ancienne jeune militante au PCF qui a glissé dans l’urne le bulletin de l’Union populaire le 10 avril. Mathis, « curieux de voir ce qu’il se passe » ce soir, l’accompagne. 

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Petit à petit, militants et curieux se massent devant le local d’Ugo Bernalicis : des jeunes comme des moins jeunes. Nouveau local de campagne pour une nouvelle élection. Les militants s’activent pour installer un buffet convivial, alors que le député se prépare pour deux prises de paroles : l’une dehors, devant tous ceux qui ont répondu présent, l’une à intérieur de son local, pour une prise parole en direct diffusée sur les réseaux sociaux.

« Je ne veux pas de Macron pendant 5 ans, alors Jean-Luc Mélenchon Premier ministre, je dis oui, je viens vous aider : filez-moi un paquet de tracts ! »

« Pas mal de nouveaux » rejoignent les groupes d’action de la circonscription nous glisse Jonathan qui milite à Ronchin. « J’ai envie de m’investir« , « qu’est ce que je peux faire pour vous aider ? » sont les phrases qui reviennent le plus souvent dans la bouche de nouveaux militants déterminés qui participent aux actions de terrain. « C’est assez incroyable parce que, quand on fait des réunions, on a plus de monde que quand on en faisait pour la présidentielle » se réjouit Gaspard Fontaine, directeur de campagne d’Ugo Bernalicis. « On vient de recevoir le matériel aujourd’hui. On va pouvoir le distribuer. Les gens ne repartent pas sans un paquet » nous dit-il avec un grand sourire.

Avoir une majorité à l’Assemblée nationale, porter les thématiques-clés du député et étriller le bilan de Macron : comment les militants comptent mener leur campagne

Après la défaite du 1er tour, « ce qu’il faut, c’est se relever et voir les perspectives d’avenir : les élections législatives« , nous confie une jeune militante. Envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon ? La perspective d’un 3ème tour qui permettrait d’imposer une cohabitation à Emmanuel Macron, président le plus mal-élu de la 5ème République après Georges Pompidou ? « Le message est passé » chez les militants et sympathisants. Sur le terrain, ils sont plutôt confiants, notamment grâce aux scores importants de Jean-Luc Mélenchon sur la circonscription pour le 1er tour (36%) et le score d’Ugo Bernalicis en 2017 (64,15%). Mais ils restent prudents et conscients de l’enjeu des élections législatives.

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Dans la 2ème circonscription du Nord où est élu Ugo Bernalicis, l’extrême-droite n’est pas le principal adversaire. En 2017, Véronique Descamps (Front National) était arrivée 4ème (14,01%). « Marine Le Pen est plus dangereuse dans le Pas-de-Calais par exemple », nous explique un militant. « On ne sait même pas qui se présente » pour le Rassemblement National face à Ugo Bernalicis nous confie Gaspard Fontaine. Le principal adversaire c’est « LREM, comme la dernière fois« , nous explique Ugo Bernalicis : ce sera sûrement un « candidat sérieux, un maire de la circonscription.« 

« Les politiques néolibérales qui précarisent le marché du travail, les plus pauvres qui pâtissent de l’absence de politique sociale… » Face à un soutien du monarque présidentiel, les militants comptent rappeler le projet de casse sociale qu’a en tête Emmanuel Macron pour son second mandat : retraite à 65 ans, travail gratuit pour toucher le RSA, achèvement de l’école publique.

Ils comptent bien étriller le bilan du mandat qui vient de s’achever : casse des services publics, enrichissement des plus riches pendant la crise sanitaire, inflation sécuritaire et une répression aggravée des mouvements sociaux comme celui des Gilets Jaunes ou celui contre la réforme des retraites. Une occasion aussi de porter les thèmes de prédilection d’Ugo Bernalicis, spécialiste des questions de Justice et de Sécurité chez les insoumis.

« Une situation politique nouvelle s’ouvre » : Ugo Bernalicis dresse le nouveau paysage politique du pays en vue du 3ème tour

Après une prise de parole à l’extérieur, devant tous ceux qui ont répondu présent à l’invitation, Ugo Bernalicis a pris la parole à l’intérieur de son local, accompagné de sa suppléante Marie Boucknooghe. Aide-soignante, elle s’est exprimée notamment sur « la casse du service public » aggravée pendant 5 ans : « J’y suis confrontée tous les jours, je me bats tous les jours contre.« 

Ugo Bernalicis : « Si nous arrivons à unifier le bloc populaire alors que les autres sont divisés, nous pourrons avoir une majorité pour gouverner le pays »

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Ugo Bernalicis est revenu sur la division de notre pays en quatre blocs : le bloc libéral, le bloc d’extrême-droite, le bloc populaire et le bloc d’abstentionnistes. Ils sont tous à peu près égaux. « Est-ce qu’on arrivera à tirer noter épingle du jeu en unifiant le bloc populaire ? C’est la question que l’on doit tous se poser ». L’enjeu de la participation électorale aux élections législatives est fondamental, alors que ces dernières sont boudées par la moitié des électeurs en 2017. Il s’agira de remobiliser les électeurs du bloc populaire mais aussi d’aller convaincre les abstentionnistes.

Le député sortant a affirmé sa volonté de conquérir l’Assemblée nationale et imposer au monarque présidentiel une cohabitation, dans laquelle il serait obligé de nommer Jean-Luc Mélenchon à Matignon. Il a dit : « Élisez moi au Premier ministre !« , a rappelé Ugo Bernalicis. Effectivement, « ce serait la traduction de bulletins de vote d’une élection : en élisant une majorité de députés de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) ». Imposer le SMIC à 1400 euros, le blocage des prix, la planification écologique, la retraite à 60 ans, la garantie d’autonomie pour les jeunes. Parce qu’un autre monde est encore possible, en ce jour anniversaire du Front Populaire.

Par Nadim Février