Délocalisation d’Ascoval en Allemagne : la défaite macroniste

En raison de la hausse non contrôlée des prix de l’énergie par le gouvernement français, le groupe sidérurgique Saarstahl, propriétaire du site Valenciennois, a pris la décision de délocaliser 40% de l’activité d’Ascoval en Allemagne, mettant les emplois des ouvriers du site de Saint-Saulve en danger. Une illustration fracassante de la défaite idéologique macroniste, de sa foi aveugle archaïque en la main invisible du marché et de son absence de contrôle des aides publiques. Il est grand temps de sortir l’énergie du marché. Notre article.

La volonté de l’actionnaire allemand de délocaliser « temporairement » 40% de l’activité d’#Ascoval pour cause de prix trop élevé de l’énergie confirme l’incapacité de #Macron et son gouvernement à protéger notre industrie. L’énergie doit être sortie du marché ! C’est un fiasco.

Ce mardi 16 novembre, nous apprenons que la direction de Saarstahl, en accord avec les directions d’Ascoval et de LME, a décidé de délocaliser 40% des productions du site d’Ascoval. Cette décision, pas encore confirmée, serait justifiée par la hausse des prix de l’énergie et notamment de l’électricité, qui a doublé depuis janvier 2021. La Commission européenne assurait pourtant que l’ouverture des marchés à la concurrence devait porter les prix de l’énergie à la baisse. Que nenni !

La délocalisation de ces productions pourrait mettre en danger les emplois des ouvriers du site d’Ascoval ainsi que les capacités de production d’acier en France. Le chômage partiel serait alors imposé aux employés, une semaine par mois entre décembre et mars prochain.

Cette situation arriverait malgré les près de 60 millions d’euros d’aides publiques accordés au groupe Saarstahl. Le bilan est clair : tous ces milliards distribués aux entreprises ne servent qu’à gaver leurs actionnaires de dividendes, tant dis que des employés sont licenciés. 

Encore une fois, nous constatons à quel point l’idéologie néolibérale et la croyance en la main invisible du marché est une idéologie archaïque, qui ne sert aucunement l’intérêt général. 

Nous avons pu observer cela au moment de la crise sanitaire, où le marché était incapable de répondre aux problèmes engendrés par la crise sans intervention étatique, avec par exemple le cas des vaccins. Aujourd’hui, c’est le tour des prix de l’énergie. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé en octobre dernier une indemnité de 100 euros pour les revenus en dessous de 2000 euros net. Pense-t-il sincèrement résoudre le problème ?

L’Avenir en commun et son candidat Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2022 proposent de sortir l’énergie du marché afin de créer un pôle public de l’énergie, permettant un blocage des prix et évitant ainsi de mettre les emplois de milliers de personnes en danger. 

La lutte pour protéger notre industrie et ses employés ainsi que pour les relocalisations est un thème phare du programme, que nous voulons porter dans l’agenda médiatique lors de cette campagne présidentielle. La question du conditionnement des aides publiques est également un point important que nous souhaitons mettre en avant car il est temps que l’Etat arrête de distribuer de l’argent à des entreprises qui licencient et que ces mêmes entreprises rendent l’argent !

Nous affirmons à nouveau notre total soutien à l’ensemble des salariés de la métallurgie touchés par ces décisions inadmissibles. Dans ces conditions, les salariés doivent être indemnisés à 100%.