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Contre l’austérité, les députés LFI défendent une motion de censure contre le gouvernement

Motion de censure. Contre l’austérité et la casse sociale du gouvernement, 106 députés – menés par l’ensemble des insoumis – ont déposé une motion de censure à l’Assemblée nationale le 31 mai 2024. Deux jours avant, le 29 avril, l’Assemblée nationale abritait le débat d’orientation et de programmation des finances publiques. À cette occasion, le gouvernement a récidivé dans sa défense du pire programme d’austérité pour les Français. Après 20 milliards de coupes dans le budget cette année, et 50 autres milliards prévus d’ici à la fin du quinquennat, la destruction massive des services publics est à l’ordre du jour.

Alors que les élections du 9 juin prochain approchent, deux camps se distinguent de plus en plus nettement dans le paysage politique français : le camp macroniste et ses soutiens du Rassemblement national, et ceux qui s’y opposent fermement – les insoumis. En témoigne la motion de censure déposée. « Ce gouvernement méprise le débat parlementaire comme il méprise le peuple » résument-ils. Elle sera défendue ce jour à l’Assemblée nationale par le député insoumis Matthias Tavel. Notre brève.

Motion de censure – Le gouvernement bientôt censuré pour sa politique anti-sociale ?

Le camp macroniste a choisi non seulement une politique anti-sociale, mais aussi une méthode anti-démocratique. Les cures d’austérité sont successivement décidées à huis clos par le gouvernement, sans jamais les soumettre au débat parlementaire. Plus précisément, sans jamais recourir à un projet de loi de finances rectificative : le gouvernement impose ses caprices à coup de décrets.

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Face une telle méthode, les insoumis n’entendent pas rester les bras ballants. « Cette austérité est mise en place en contournant le débat parlementaire. Nous vous avions prévenu : recourir à un projet de loi de finances rectificative afin de permettre au Parlement de débattre, puis de voter, est une nécessité démocratique. Pour cela, nous vous laissions un mois pour déposer un tel projet de loin, sans quoi nous déposerions une motion de censure » écrivent les 106 députés.

Pour imposer l’austérité aux Français – c’est-à-dire : baisse de moyens pour les services publics, les hôpitaux, les écoles, les investissements écologiques…, le gouvernement n’assume donc pas de se confronter au vote des représentants du peuple. « Le débat et le vote sont l’oxygène de la démocratie » écrivent les députés dans leur motion de censure, dénonçant la méthode gouvernementale.

Alors que « les plus pauvres d’entre nous ne mangent plus à leur faim, [que] la France est condamnée pour être le seul pays européen à ne pas avoir tenu ses engagements en matière d’énergies renouvelables », le gouvernement de Monsieur Attal refuse toute proposition alternative à sa politique austéritaire. La France insoumise avait même, comme chaque année, proposé un contre-budget et des dizaines d’amendements pour trouver les recettes nécessaires au bon fonctionnement du pays.

Non seulement le gouvernement, main dans la main avec l’extrême droite, les a refusé un à un, mais il s’entête aussi dans son refus total de trouver des recettes. « Emmanuel Macron lui-même déclarait que la France n’a pas « un problème de dépenses excessives mais de moindres recettes ». Loin d’agir en conséquence de cette déclaration en restaurant les recettes publiques, le gouvernement décide de poursuivre son travail de sape de l’État-providence » résume le communiqué des députés. Cadeaux fiscaux aux plus riches, aides publiques aux entreprises… Le gouvernement se ruine pour continuer ses cadeaux au marché, pendant que les Français, eux en pâtissent.

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« Le gouvernement avait un mois pour cesser de faire preuve de lâcheté politique, et pour que ses ambitions austéritaires fassent l’objet d’un débat démocratique. Le temps est écoulé. […] Nous, députées et députés, déposons la présente motion de censure » ont conclu les députés.

Le gouvernement est donc de plus en plus isolé dans sa pratique du pouvoir. Il modifie des pans entiers de sa politique sans s’inquiéter de l’avis des représentants du peuple, et ce, pour continuer à faire les poches aux Français en catimini. Un jeu dangereux. Contre le gouvernement de Gabriel Attal, les insoumis mènent le combat au Parlement et partout ailleurs.