Antiraciste et unitaire, la marche du 21 juin rassemblera à Paris un front large. Syndicats, associations, artistes, élus : des dizaines d’organisations ont rejoint l’appel du maire insoumis Bally Bagayoko à descendre dans la rue ce dimanche.
Sous les impulsions de l’extrême droite et de l’officialité médiatique, le racisme continue de diviser le peuple. Les actes, discours et agressions racistes continuent de se multiplier, partout dans le pays, sans qu’elles ne soient rendues visibles et traiter médiatiquement.
Dans un rapport publié ce mercredi 17 juin, trois associations mettent en lumière un phénomène systémique d’amendes abusives racistes et répétées. Ces multi-verbalisations ciblent les garçons et jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes, souvent verbalisés pour de prétendus troubles à la tranquillité publique.
À l’emploi, les personnes perçues comme noires ou arabes ont près de trois fois plus de risques d’être discriminées à l’embauche. Au logement, une agence immobilière sur deux facilite la discrimination raciale. Dans les médias, les discours xénophobes se banalisent chaque jour un peu plus. Pour l’antiracisme, rendez-vous à 14h, Barbès, Paris 18e. Notre article
Marche antiraciste dimanche 21 juin à Barbès
Dimanche 21 juin, une marche unitaire contre le racisme et l’extrême droite s’élancera à 14h de Barbès (Paris 18e). L’appel est porté par le maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko, rejoint par des dizaines d’élus, syndicats, associations et personnalités.
Le racisme empoisonne la vie. Les personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines ont, dans la recherche d’emploi, un risque 2,8 fois plus élevé de subir une discrimination que les personnes perçues comme blanches — une situation en aggravation depuis 2016. Côté logement, un test de SOS Racisme publié en janvier 2026 révèle que près d’une agence immobilière sur deux accepte ou facilite la discrimination raciale. 46 % des citoyens déclarent avoir subi des agressions ou discriminations directement liées à leurs origines. Le phénomène n’est plus marginal : il est une expérience commune.
Les médias du racisme ordinaire
CNews, et les autres médias du groupe Bolloré, déverse chaque jour leur haine raciste et islamophobe. La contamination va bien au-delà. BFM TV, RMC et France Info ont relayé et amplifié une polémique raciste autour de l’élection du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, lui attribuant des phrases qu’il n’avait jamais prononcées. Les plateaux télé normalisent la haine, elle s’ancre partout — dans les bureaux, les agences immobilières, la rue. C’est ce cercle vicieux que la marche du 21 juin veut briser.
Un front large antiraciste face à la haine d’extrême droite
Face à cette réalité, un large front s’unit pour battre le racisme et les idées d’extrême droite. CGT, FSU, Solidaires, LDH, Attac, Amnesty International, le Collectif Adama, des artistes, des universitaires, des élus locaux : l’appel du maire insoumis Bally Bagayoko rassemble un front transversal et inédit. Humanistes, antiracistes, antifascistes — toutes et tous refusent que les idées d’extrême droite continuent de s’imposer dans le débat public sans réponse collective.
Par Ulysse