Fête de la musique : le tribunal administratif retoque la préfecture, et autorise le concert insoumis

Les insoumis obtiennent justice pour leur concert antiraciste de la fête de la musique. Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté préfectoral interdisant le concert de La France insoumise place de la République. Tous les arguments mensongers de la préfecture de police sont confirmés par le tribunal pour ce qu’ils sont, des mensonges. La […]

fête de la musique

par

partager

Les insoumis obtiennent justice pour leur concert antiraciste de la fête de la musique. Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté préfectoral interdisant le concert de La France insoumise place de la République. Tous les arguments mensongers de la préfecture de police sont confirmés par le tribunal pour ce qu’ils sont, des mensonges.

La décision confirme l’analyse de Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard qui avaient contesté un arrêté scandaleux et pris sous la pression de groupes hostiles à LFI, à quelques mois de la présidentielle. L’Insoumission vous donne les détails de la décision du tribunal administratif qui démolit, un à un, les diffamations anti-LFI portées par la préfecture de police. Notre brève.

La justice donne raison à Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard contre la préfecture et son interdiction politique de la fête de la musique

Le concert organisé par la France insoumise pour la fête de la musique aura bien lu. Le tribunal administratif de Paris a suspendu, ce 19 juin, l’arrêté interdisant le concert organisé par La France insoumise place de la République pour la Fête de la musique. Les juges ont tranché sans appel : aucun élément ne justifiait les risques de troubles invoqués, et les personnalités citées par le préfet pour motiver l’interdiction — dont Médine et Soso Maness — qui n’étaient même pas programmées.

Le tribunal juge que l’arrêté contesté « porte une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’aller et venir, de réunion, de manifestation et d’expression collective des idées et des opinions ». Et « les faits imputés au rappeur Médine ne correspondent pas, en tout état de cause, à la réalité » indique la justice administrative. La participation d’Assa Traoré à un tel évènement ne serait pas susceptible de poser problème.

Aussi, le tribunal avance que « rien ne permet de croire que le concert organisé serait susceptible de ne pas présenter les garanties attendues en termes de sécurité au regard du dispositif prévu par les organisateurs et des précédents évènements de masse organisés sans incidents par l’association La France Insoumise ». C’est les insoumis l’ont montré à maintes reprises, notamment le dimanche 7 juin lors du grand meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis qui a réuni plus de 26 000 personnes, sans aucun incident.

En outre, d’après le tribunal administratif, « l’interdiction en litige est discriminatoire dès lors qu’il s’agit du seul concert concerné par la mesure d’interdiction parmi tous ceux organisés à Paris le soir de la fête de la musique, ainsi qu’au regard des motifs de l’arrêté en litige. »

Enfin, « il ne résulte pas de l’instruction que les organisateurs du concert devant se dérouler le 21 juin 2026 sur la place de la République à Paris aient été impliqués dans les violences entre groupes antagonistes de l’ultra-gauche et de l’ultra-droite relevées par l’arrêté contesté. »

Une décision qui donne raison à Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard. Le coordinateur de LFI avait immédiatement dénoncé un arrêté au contenu jugé « diffamatoire », pointant la présence de personnalités absentes de la programmation. Il avait surtout dénoncé une décision de dernière minute prise sous la pression de groupes hostiles à La France insoumise, qu’il qualifiait de privilège accordé à l’arrogance et au sectarisme, alertant sur les dangers que ce type de pratiques autoritaires ferait peser sur la prochaine élection présidentielle.

image 2

Jean-Luc Mélenchon avait quant à lui dénoncé un « scandale démocratique grave en période électorale ». La justice leur donne aujourd’hui raison sur le fond : la liberté l’emporte sur des arguments préfectoraux jugés sans fondement. Le candidat à l’élection présidentielle a immédiatement réagit en direct du salon de Vivatech en soulignant le caractère inepte de l’interdiction initiale contraire à l’esprit de fête du 21 juin et rappeler les vraies priorités dans ces temps de canicule : « Assurez-vous plutôt de savoir si dans les résidences pour les personnes âgées, les gens sont assez hydratés. »

Pour aller plus loin : Canicule et hécatombe – Les propositions des Insoumis pour protéger le peuple

sur le même sujet

Rechercher