Ce jeudi 18 juin, Jordan Bardella a commencé sa visite en Pologne, à Varsovie, pour rencontrer des dirigeants de l’extrême droite. Pour les médias qui traitent avec paresse du sujet, la ligne éditoriale n’a pas changé. On évoque les rencontres du président du parti fondé par des Waffen SS mais sans jamais s’intéresser sérieusement aux profils et aux positions des alliés de Jordan Bardella, ni au projet politique antisémite de l’extrême droite.
Dans sa visite de la chambre basse polonaise, le président du RN a rencontré Krzysztof Bosak, membre de la coalition d’extrême droite Confédération Liberté et Indépendance. Son allié Slamowir Metzen, candidat à l’élection présidentielle pour cette coalition, est un néolibéral convaincu mais aussi un antisémite. En 2019, il déclarait publiquement vouloir « une Pologne sans juif, sans homosexuel, sans avortement, sans impôts, ni Union Européenne ». Il a aussi défendu l’idée de peines de prisons pour les femmes procédant à l’IVG.
Mais qu’importe pour celui que l’on surnomme désormais « Jordan de Monaco », les échanges avec ces personnes ont été “riches”. Et on comprend que les déclarations antisémites de ses alliés polonais ne soient pas une gêne pour Jordan Bardella. Depuis les élections municipales, les maires et élus RN enchaînent les scandales. À Vierzon, une élue d’opposition RN a cité l’auteur antisémite Léon Daudet. A Perpignan, un membre de la majorité municipale RN arborait la devise SS tatouée sur son bras.
Sylvain Noel, rédacteur en chef