« Suspendre la 5ème semaine de congés payés ? » : Christophe Barbier propose de revenir sur un conquis social majeur

« Suspendre la 5ème semaine de congés payés ? » Voilà la question posée par Christophe Barbier lors de l’émission C dans l’air du 18 octobre 2022. L’éditorialiste à l’écharpe rouge bien connu répondait à une question d’un téléspectateur : « Je suis obligé de manifester pour ma survie, car je n’y arrive plus. Que faire d’autre ? ». Face au désespoir de René, technicien de surface, l’éditorialiste macroniste répond qu’il va devoir… « travailler plus ». Et pourquoi pas, il faudrait revenir sur un conquis social majeur mis en place il y a 40 ans par François Mitterrand : la 5ème semaine de congés payés. Le catéchisme néolibéral ne s’arrête jamais, même face à un citoyen en souffrance qui ne demande qu’à vivre dignement. Notre brève.

En direct, un téléspectateur explique qu’il ne s’en sort plus : il est obligé de « manifester pour [sa] survie »

« Je suis obligé de manifester pour ma survie, car je n’y arrive plus. Que faire d’autre ? ». René, technicien de surface et téléspectateur de l’émission C dans l’air pose la question sans détour. Il n’arrive pas à satisfaire ses conditions matérielles d’existence. Il a choisi d’entrer dans la lutte.

Ainsi, il a participé à la grève qui a mobilisé de nombreux travailleurs la semaine dernière. Une grève lancée par les raffineurs, qui s’est étendue à plusieurs pans de la société. Ses mots sont clairs : René se bat pour sa survie. Comme beaucoup de Français, il doit subir de plein fouet l’inflation explosive, cette hausse des prix impactant davantage les plus précaires. Que répondre à une telle détresse ? La réponse de Christophe Barbier, l’éditorialiste à l’écharpe rouge connu pour ses positions libérales, choque.

Travailler plus, pourquoi ne pas suspendre la 5ème semaine de congés payés : le catéchisme néolibéral de Christophe Barbier face à une personne en souffrance

L’éditorialiste commence par inviter le téléspectateur à voter aux élections de son pays et aux élections professionnelles. Rien d’inattendu jusque-là. Puis, patatras, le catéchisme néolibéral reprend le dessus. « Il y a autre chose aussi, qui se posera crûment devant les yeux des Français, il va falloir travailler plus. » Un refrain répété du matin au soir par les « experts économiques ».

Christophe Barbier possède-t-il dans son lexique fleuri des mots réconfortants pour un homme qui lui confesse sa souffrance. Que nenni : l’éditorialiste enfonce le clou : Votre vie est difficile ? Pourquoi ne pas renoncer à la 5ème semaine de congés payés, ce conquis social majeur ?

Taxer les super-profits des multinationales ? Remettre en place l’ISF ? Taxer les super-dividendes ? Mieux répartir les richesses de manière générale ? Autant de solutions auxquelles l’éditorialiste à l’écharpe rouge ne pensera jamais. Même face à la souffrance humaine liée aux ravages du capitalisme, Christophe Barbier a le même discours : le catéchisme néolibéral. Un discours défendant le système… responsable du désespoir de cet homme.