Blocage des prix : Le Pen est contre, Mélenchon est pour

Marine Le Pen est contre le blocage des prix des carburants. La responsable du RN a eu l’occasion de le confirmer ce matin face à Apolline de Malherbe sur BFMTV. La candidate d’extrême-droite préfère appauvrir l’État et les Français pour protéger les dividendes des pétroliers. Une autre candidate des riches au programme économique contre les classes populaires. Notre article.

Marine Le Pen défend les pétroliers plutôt que le pouvoir d’achat des Français

« Si vous baissez le prix [du pétrole] et que celui qui vend le pétrole ne rentre pas dans ses frais, il va aller le vendre ailleurs » a expliqué Marine Le Pen pour expliquer son refus de bloquer les prix des carburants. Ce, alors que ceux-ci crèvent le plafond et que les Français doivent choisir entre se déplacer et se nourrir tellement l’essence à la pompe leur coûte cher. Ainsi, la candidate d’extrême-droite préfère défendre les pétroliers plutôt que le pouvoir d’achat des Français, qui est pourtant leur priorité n°1.

Marine Le Pen est l’autre candidate des riches : elle l’a confirmé une nouvelle fois ce matin. Elle préfère plus de dividendes dans les poches pétroliers plutôt que davantage d’argent sur les comptes des Français. Son programme n’est pas celui de la candidate du peuple qu’elle se prétend être : en plus de refuser de bloquer les prix, elle est contre l’augmentation du SMIC, contre le dégel du point d’indice des fonctionnaires, elle pour le remboursement de la dette, elle veut nous faire travailler parfois jusqu’à… 67 ans. Marine Le Pen de 2022 a trahi Marine Le Pen de 2017.

1,40 euro le litre : Mélenchon propose de bloquer les prix de l’essence à la baisse

Continuant sa démonstration, la candidate d’extrême-droite affirme qu’un blocage des prix pourrait avoir des conséquences lourdes pour les Français, si les pétroliers allaient « ailleurs« . Celle-ci semble ne pas avoir bien lu la mesure que Jean-Luc Mélenchon mettrait en place s’il était élu. Après avoir décrété un blocage des prix de l’essence à la baisse grâce à un article du code du commerce, pour qu’ils atteignent 1,40 euro le litre, il irait négocier avec les chefs d’Etats européens ce qu’ils auraient dû faire depuis longtemps : décider d’un prix de gros européen sur l’essence, bloquant de fait les prix des carburants. Quel pétrolier abandonnerait un marché de 450 millions de consommateurs ?

Cette proposition de Jean-Luc Mélenchon illustre à quel point il est le candidat du pouvoir d’achat. Il porte une solution bien plus crédible et efficace que le gouvernement face à une explosion des prix qui a commencé début mars, face à laquelle la réponse a été… une ristourne de 15 centimes mis en œuvre le… 1er avril. On croit rêver.

Conscient de la crise sociale qui fracasse le pays, Jean-Luc Mélenchon est prêt, lui, à mettre en place, des mesures radicales immédiatement après son arrivée au pouvoir s’il est élu le 24 avril : SMIC à 1400 euros net, retraite à 60 ans, garantie d’autonomie pour les étudiants, en plus du blocage des prix des carburants à la baisse ainsi que ceux des biens de première nécessité. Rendez-vous les 10 et 24 avril dans les urnes.