Accusée de ne rien proposer, la France insoumise réplique… et c’est impressionnant

Dimanche 10 mai sur le plateau de LCI, le fondateur de Fondapol et candidat aux dernières élections régionales sous l’étiquette des Républicains Dominique Reynié a accusé la France insoumise de n’avoir jamais « fait de propositions au cours de cette crise » et de ne pas avoir « la moindre idée de ce qu’il fallait faire ». Le mouvement lancé par Jean-Luc Mélenchon n’a pas tardé à réagir en publiant une courte vidéo recensant quelques-unes des (très) nombreuses activités du mouvement depuis le début de la crise du coronavirus.

Ce que la France insoumise a fait

Selon M. Reynié, La France insoumise ne propose rien. C'est faux. Voici l'étendue du travail réalisé pendant le confinement : ✅ 11 propositions de loi et résolution✅ 3 plans ✅ 3 guides ✅ 1 commission d'enquête dans laquelle nous avons réalisé 80 auditions de 100 professionnels.➡️ Tout ce travail est disponible sur le site https://lafranceinsoumise.fr. Alors… faites tourner 😉

Publiée par Jean-Luc Mélenchon sur Lundi 11 mai 2020

Les insoumis hyperactifs depuis le début de la crise

La vidéo annonce et détaille les 11 propositions de loi déposées ou en passe de l’être pendant la période sur des sujets comme la gratuité des masques ou la prise en charge par l’État des frais d’obsèques des victimes du coronavirus. Mais les insoumis ont aussi publié 3 plans (11 mesures d’urgence au niveau national et 25 mesures d’urgence au niveau européen au tout début du confinement, ainsi qu’un plan de déconfinement) et 3 guides (sur les droits des travailleurs, de décryptage des ordonnances du gouvernement et contre les violences intrafamiliales). Dans la dernière partie de la vidéo, on apprend la mise en place, par l’intergroupe parlementaire insoumis, d’une commission d’enquête et de suivi du Covid-19 regroupant 54 heures d’auditions de plus de 100 personnes sur différents sujets liés à la crise.

Mais en faisant un tour sur la page dédiée à l’activité de la France insoumise pendant le confinement, on s’aperçoit que ces chiffres ne sont qu’une partie de la réalité. Les groupes thématiques insoumis ont aussi publié plus de 30 articles qui apportent un autre éclairage à cette crise. Le réseau des élus de la France insoumise a, quant à lui, mis en ligne un ensemble de préconisations à destination des élus municipaux. Ce texte en 32 points propose des pistes pour « protéger les plus vulnérables », « limiter la propagation du virus » ou encore « anticiper la sortie du confinement ». Enfin les militants ne sont pas en reste avec plusieurs actions solidaires organisées sur tout le territoire.

Depuis 3 ans : la France insoumise premier proposant, premier sur les réseaux

Mais à bien y regarder, l’hyper activité de la formation de Jean-Luc Mélenchon est finalement peu surprenante au regard de leur activité au cours de ces trois dernières années. Les députés insoumis, par exemple, sont les plus actifs à l’Assemblée nationale, et les chiffres sont stupéfiants : premiers en nombre d’amendements par député, premiers en nombre d’interventions par député, premiers en participation aux scrutins. Première force de proposition depuis le début du mandat, les 17 députés insoumis ont signé plus de 10 000 amendements et déposé plus de 100 propositions de loi.

L’activité du mouvement des insoumis a su parfaitement s’adapter à la période qui ébranle les formes de communication traditionnelles. En dominant, depuis la campagne présidentielle de 2017, le paysage politique numérique avec une utilisation nouvelle des réseaux sociaux, la France insoumise s’est créé des outils qui lui permettent de continuer de mettre en mouvement ses militants. C’est dans cette droite lignée d’invention de nouvelles pratiques militante qu’un meeting numérique de Jean-Luc Mélenchon a été organisé pendant la période de confinement ainsi que plusieurs « manifs en ligne » à succès.

Par Flore Cathala