La leçon d’économie de Mélenchon face au MEDEF et à ses supplétifs

Mélenchon. Pendant que les candidats de droite et d’extrême droite rivalisaient de mots doux pour le MEDEF à coups de promesses de coupes budgétaires, Jean-Luc Mélenchon est venu parler au pays. Pas pour rassurer les puissants, mais pour répondre aux urgences : hausse des salaires, réindustrialisation et planification écologique, services publics et souveraineté. Celui qui […]

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Mélenchon. Pendant que les candidats de droite et d’extrême droite rivalisaient de mots doux pour le MEDEF à coups de promesses de coupes budgétaires, Jean-Luc Mélenchon est venu parler au pays. Pas pour rassurer les puissants, mais pour répondre aux urgences : hausse des salaires, réindustrialisation et planification écologique, services publics et souveraineté. Celui qui est crédité à 19 % dans les sondages a donné une leçon d’économie, de géopolitique et d’écologie. Notre article.

« Plus d’aides sans contreparties. C’est clair ? »

Dès son introduction, le leader insoumis a donné le ton : impossible de parler d’économie sans parler du changement climatique. La crise écologique, les tensions géopolitiques, la menace d’une nouvelle crise financière : voilà les vrais défis auxquels la France doit répondre. Sa solution : le retour de l’État stratège et de la planification écologique.

Sa première alerte est simple : si vous n’augmentez pas les salaires, la France tombera en récession. Les salaires et la consommation populaire représentent une part essentielle de notre économie, près de 55% des richesses du pays. Demander toujours aux mêmes de faire des sacrifices est non seulement injuste socialement, mais aussi inefficace économiquement.

Face aux tartuffes qui suppriment les cotisations sociales avant de s’inquiéter de la dette de la Sécu, Mélenchon rappelle les faits : notre protection sociale est mise en difficulté parce qu’on la prive de ses recettes en raison des politiques d’exonération massives des cotisations sociales. Il démonte aussi l’arnaque sur les retraites : faire travailler les Français plus longtemps aggravera la situation sociale et économique. Des salariés âgés usés par le travail finiront au chômage ou en maladie, ce qui ne fera qu’aggraver la situation de la Sécurité sociale.

Pour aller plus loin : La grande messe du MEDEF tourne au défilé des vieilles recettes, Mélenchon seul candidat à proposer une alternative

Jean-Luc Mélenchon, seul à assumer un rapport de force avec l’Union européenne

Face aux patrons, il annonce la couleur : « Plus d’aides sans contreparties. C’est clair ? » Voici le seul « cap clair » que l’on attendait. Car derrière cette phrase, un principe simple : l’argent public doit servir l’intérêt général, pas financer sans condition les profits privés.

Sur la réindustrialisation, il refuse les slogans creux. La vraie question est : que voulons-nous produire ? Textile, filière bois, technologies de l’énergie, santé, industries stratégiques… Pour retrouver une industrie, il faut une stratégie planifiée. Pas des cadeaux fiscaux qui n’ont jamais attiré les investisseurs, mais qui ont seulement enrichi les milliardaires.

Jean-Luc Mélenchon est aussi le seul à assumer un rapport de force avec l’Union européenne : les Français votent pour un programme, pas pour donner ensuite les clés du pouvoir à la Commission européenne. Il fait une promesse simple : les intérêts populaires passeront avant les règles qui empêcheraient leur application.

Enfin, il donne une perspective : investir dans la santé, rénover les logements, réduire les maladies liées à la pollution et aux passoires thermiques, préparer les grands sauts technologiques de demain. « Nous pouvons être ce grand pays si nous nous donnons ces objectifs », rappelle-t-il.

En conclusion, on lui demande sa mesure phare. Mais à l’image de l’ensemble de ce débat, il élargit la réflexion : l’économie ne se résume pas à une mesure isolée, elle dépend d’une planification globale. Pour une société dans laquelle les classes populaires correctement rémunérées peuvent vivre dignement, se loger, se soigner et préparer l’avenir.

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