ArcelorMittal. Ce jeudi 27 novembre, à l’Assemblée nationale, se tient la journée d’initiative parlementaire du groupe de la France insoumise – aussi dite journée de niche parlementaire » – seul jour de l’année où les député·es LFI sont libres d’inscrire leurs propositions à l’ordre du jour de l’Assemblée.
Depuis 9h00 ce matin, débats et votes se poursuivent à l’Assemblée. LFI est d’ores et déjà parvenue à faire adopter à l’unanimité la proposition de résolution portée par le député Mathias Tavel pour s’opposer à l’accord UE Mercosur. Une réelle victoire face au duo Macron-Von der Leyen. Malgré l’obstruction du RN, une autre victoire vient également d’être obtenue après le vote de la proposition de loi LFI pour établir, dans les Outre-mer, l’égalité d’accès au service postal.
Parmi les autres textes portés par la France insoumise aujourd’hui, une proposition de loi défendue par la députée Aurélie Trouvé pour nationaliser ArcelorMittal. En cause, les menaces du groupe voyou – ultra-bénéficiaire et gavée de plus de 800 millions d’euros d’aides publiques depuis 2020 – pour supprimer 15 000 emplois directs et 80 000 indirects.
Mais alors que la nationalisation s’impose comme le seul moyen de garantir la souveraineté industrielle du pays et de préserver 80 000, le Rassemblement national joue avec les vies des salariés par une obstruction parlementaire pour s’attirer les grâce du patronat.
Pour aller plus loin : « Du métal sans Mittal ! » – Pourquoi la nationalisation du sidérurgiste ArcelorMittal est fondamentale, par Aurélie Trouvé
Présent·es en nombre près de l’Assemblée nationale, salarié·es et syndicalistes d’ArcelorMittal réaffirment depuis ce matin leur soutien à la proposition de loi de nationalisation portée par la France insoumise et leur colère face à l’obstruction du RN. Sur place, Jean-Luc Mélenchon et des dizaines de parlementaires et militants LFI sont en soutien des travailleurs mobilisés qui leur ont réservé un accueil chaleureux. Notre article.

La nationalisation d’ArcelorMittal est la seule solution pour sauver 80 000 emplois et la souveraineté industrielle du pays, le RN s’y oppose
Depuis ce matin, Marine Le Pen et le Rassemblement national font ce qu’il savent faire de mieux : les laquais du capital. Ainsi, alors que la journée de niche parlementaire insoumise se terminera quoiqu’il en soit à minuit, les députés d’extrême droite ont déposé des centaines d’amendements pour faire empêcher l’adoption de la proposition de loi LFI pour l’égalité d’accès au service postal dans les Outre-mer. Même s’il ont finalement échoué sur ce texte, leur objectif est clair : jouer la montre, ne pas exprimer frontalement leur opposition à des textes de justice sociale pour ne pas perdre la face devant leurs électeurs tout en suivant les consignes du patronat.
Et pour ArcelorMittal, même combat. Le RN a en effet déposé des centaines d’amendements, la plupart du temps purement rédactionnels pour remplacer un mot par son synonyme, afin de bloquer la nationalisation d’ArcelorMittal sans avoir à directement voter contre.
Une escroquerie sur laquelle la France insoumise alerte depuis trois jours et que les salarié·es de l’entreprise sont ce matin unanimes à dénoncer.
« Ce que fait le RN est inadmissible ! Ils disent défendre le monde du travail et font tout l’inverse ! » a notamment réagit le secrétaire général adjoint CGT Métallurgie face à aux plus de 300 amendements d’obstruction déposés par le RN.
Alors, en soutien à la mobilisation des travailleuses et travailleurs d’Arcelor et à l’image de son engagement sur de nombreux piquets de grèves depuis de longs mois, la France insoumise est présente avec les salarié·es mobilisé·es à Paris à deux pas de l’Assemblée nationale.
Présent à leurs côté, Jean-Luc Mélenchon a tenu à apporter son soutien aux travailleuses et travailleurs en lutte et à rappeler l’urgente nécessité de la nationalisation. Le leader insoumis y a reçu un accueil pour le moins chaleureux de salarié·es et syndicalistes à la mobilisation admirable depuis des mois. Malgré l’obstruction du RN, faux-nez du patronat, la France insoumise fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire adopter la nationalisation et sauver des milliers de familles de la catastrophe du licenciement.