COP 28 pétrole

Foutage de gueule : la COP 28 présidée par… un géant pétrolier

La COP 28 aura lieu en novembre 2023. La désignation des Émirats arabes unis comme pays organisateur laissait déjà peu d’espoir quant à l’utilité de cette édition dans la lutte contre le dérèglement climatique. Depuis que l’identité de la personne qui présidera cette COP a été dévoilée, la méfiance se change en ironie grinçante. Certains ont l’impression que les organisateurs de cette COP28 se foutent du monde. Notre article.

Les Émirats arabes unis ont une production pétrolière d’environ 3,168 millions de barils de pétrole par jour. En 2016, ils déclaraient leur intention d’augmenter cette cadence jusqu’à 5 millions quotidiennement. Une seule chose les limite actuellement : les accords de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ces derniers plafonnent la production de baril pour s’assurer un maximum de profit. Autant dire que l’écologie est loin, très loin de leurs préoccupations. 

La décision de tenir la COP 28 dans le 8ème producteur de pétrole du monde faisait déjà grincer les dents de celles et ceux qui se battent pour laisser une planète vivable à leurs enfants pendant qu’une poignée de milliardaires saccage la planète. L’annonce du nom du président a propulsé l’art du foutage de gueule dans une autre dimension. 

Qui est Ahmed al-Jaber, président de la COP 28 ? 

L’information est désormais officielle : Ahmed al-Jaber présidera la COP 28. Ce sultan est le ministre émirati de l’Industrie. Pour présider la COP 28, pourra-t-il s’appuyer sur ses compétences en matière de bifurcation écologique dans les usines ? De mise en place d’innovations permettant de sortir l’industrie de la dépendance aux énergies fossiles ? Non. Mais alors, pas du tout. 

En effet, en plus de ses postes de ministre, Ahmed al-Jaber n’est autre que le PDG de la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis. 

En 2021 encore, voici la politique que le sultan prônait pour son pays : « investir 600 milliards de dollars tous les ans dans le pétrole jusqu’en 2030, pour satisfaire la demande énergétique mondiale ». Un sacré bon président de la COP 28 pour le climat ! Alors qu’en novembre 2023, il ne nous restera plus que 18 mois pour espérer maintenir le réchauffement sous les 1,5°C, une chose est sûre, ce n’est pas cette COP qui changera la donne. 

Le respect pour les générations futures, ce n’est pas pour tout de suite chez les seigneurs du capitalisme.

Nous ne pourrons compter que sur notre propre force, celle des peuples unis dans la lutte pour l’intérêt général humain. Maintenant, c’est clair.

Par Ulysse

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