Super-profits : les insoumis lancent une « mission flash » à l’Assemblée nationale

« Il y a urgence » à taxer les super-profits des multinationales pour les insoumis. Pour répondre à cette urgence, une « mission flash » débute ce mois-ci à l’Assemblée nationale, à l’initiative de la commission des finances. Elle permettra de réunir un maximum d’éléments sur la nature exacte de ces super-profits. Ce, afin que les parlementaires puissent se saisir de toute opportunité législative permettant de mettre en place une telle taxe.

Les objectifs de cette « mission flash » sont multiples : auditionner des grands patrons de multinationales qui se sont gavées en pleine crise, dresser un bilan des super-profits réalisés par les grands groupes, comparer notre situation avec celle d’autres pays européens. Les auditions concerneront trois secteurs : le secteur pétrolier, le fret et le gaz. En parallèle, les insoumis ont lancé une pétition intitulée « Taxons les super-profits ! ». En quelques jours, elle a dépassé plus de 60 000 signataires. La gauche de rupture avec le capitalisme compte faire du partage des richesses sa bataille prioritaire en cette rentrée où l’inflation continue d’étrangler le peuple français. Notre article.

La « mission flash » sur les super-profits commence ce mois-ci

Annoncée en août par le président de la commission des finances, Éric Coquerel (LFI), une « mission flash » sur la taxation des super-profits débute ce mois-ci à l’Assemblée nationale. Elle précède une mission d’information plus large sur la fiscalité des entreprises qui suivra. Les deux co-rapporteurs de cette « mission flash » sont Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et chef d’orchestre des campagnes insoumises, et David Amiel, député LREM de Paris.

Les objectifs de cette « mission flash » sont multiples : auditionner des grands patrons de multinationales qui se sont gavées en pleine crise, dresser un bilan des super-profits réalisés par les grands groupes, comparer notre situation avec celle d’autres pays européens. Les auditions concerneront trois secteurs : le secteur pétrolier, le fret et le gaz. Cette mission-flash permettra de réunir un maximum d’éléments sur ces super-profits. « On utilisera n’importe quelle opportunité législative ensuite pour remettre le sujet sur la table », annonce Manuel Bompard à Mediapart, estimant que « les lignes commencent à bouger ».

Macron protège ceux qui se gavent, les insoumis demandent plus de justice sociale face à l’inflation qui ronge le pays

Emmanuel Macron rejette toute forme de taxe sur les super-profits. À contre courant de l’Italie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Espagne, et même le Royaume-Uni. Un gaulois réfractaire au changement. Taxer ses amis ultra-riches ? Que nenni. Tout pour les multinationales, des miettes pour le peuple. Un peuple toujours étranglé par l’inflation qui ronge le pays. Pendant ce temps-là, la France vient de battre son record de distribution de dividendes au deuxième semestre : 44,3 milliards d’euros. Pendant ce temps-là, 5 milliardaires possèdent toujours autant de richesse que 27 millions de Français.

L’Italie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Espagne, et même le Royaume-Uni ont donc mis en place une taxe sur les super-profits. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres a également plaidé pour mettre en place cette taxe. Le chef de l’État est de plus en plus isolé sur cette question. Une taxe sur les super-profits, première grande victoire de la NUPES ? Réponse dans les semaines à venir, entre les travaux de la « mission flash » et le nombre de signataires de la pétition lancée par LFI-NUPES (accessible ici) sur la question. La gauche de rupture avec le capitalisme compte faire du partage des richesses sa bataille prioritaire en cette rentrée où l’inflation continue d’étrangler le peuple français.