Macron prépare la guerre austéritaire : combien de postes d’enseignants supprimés ?

Emmanuel Macron a un objectif d’ici à la fin de son deuxième mandat : mener une politique d’austérité sanglante. Il souhaite ramener le déficit de l’État à 3%. Il était à 6,5% en 2021. Le chef de l’État l’a promis à la Commission européenne en avril 2021. Pour cela, il doit enlever 80 milliards d’euros au budget de l’État. L’équivalent des budgets des ministères de la Santé et de l’Intérieur réunis : un pognon de dingue. La macronie ne sait pas expliquer où le trouver. Emmanuel Macron compte-t-il supprimer des postes d’enseignants, après en avoir fait disparaitre 7 900 pendant son premier quinquennat ? Notre article.

Macron / Blanquer : 7 900 postes d’enseignants supprimés en 5 ans

En 5 ans, le duo Macron/Blanquer a supprimé près de 8 000 postes d’enseignants. « En 5 ans, 7 900 postes ont été supprimés dans les collèges et lycées du pays : cela revient à rayer 175 collèges de la carte ! », s’étaient indignés des acteurs de l’éducation et des médecins dans une tribune au vitriol sur le bilan du fameux duo. Alors que le nombre d’élèves a augmenté pendant la même période. Des suppressions de postes qui ont dégradé leurs conditions d’apprentissage. C’est à petit feu qu’Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer ont décidé d’achever l’école publique.

Guerre sociale, saison 2 : moins d’enseignants pour payer la cure d’austérité ?

Pour tenir parole auprès Bruxelles, Emmanuel Macron doit réaliser 80 milliards d’euros d’économie sur le budget annuel de l’État. Où trouver ce pognon de dingue ? En supprimant encore des postes d’enseignants, après avoir achevé l’École publique à petit feu ? À coups de mentons, d’autoritarisme, d’opacité, de protocoles sanitaires flous qui changent trois fois en une semaine, et de gel du point d’indice des fonctionnaires, c’est tout le corps enseignant que le duo Blanquer/Macron aura maltraité, en plus de l’institution même de l’École publique.

S’il ne prend pas cet argent sur le dos de l’École, où Macron peut-il bien le prendre ? Jean-Luc Mélenchon le soupçonne d’avoir un projet caché explosif alors que les prix crèvent le plafond et que les gens sont pris à la gorge : l’augmentation de la TVA. C’est l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe chaque citoyen de la même façon, indépendamment de ses revenus. L’augmentation de la TVA frapperait au porte-feuille les plus pauvres en premier.

Guerre sociale, saison 2 ? Ce midi sur France Inter, Bruno Le Maire s’est engagé à ne pas augmenter la TVA. Sans pour autant dire où est-ce qu’il comptait trouver ces 80 milliards d’euros. Des réponses se font toujours attendre du côté du parti présidentiel.