Arabie Saoudite : 81 personnes exécutées en une seule journée

En Arabie Saoudite, 81 prisonniers ont été exécutés en une seule journée : un triste record. Un acte abominable, et plus largement une atteinte très grave aux droits de l’Homme. Jean-Luc Mélenchon a condamné cette exécution de masse qui a eu lieu ce samedi 12 mars. Il est le seul candidat à avoir parlé de ces actes de barbarie hier, lors de l’émission « La France face à la guerre » sur TF1. Candidat du non-alignement, Jean-Luc Mélenchon défend la paix, mais n’hésite jamais à se lever contre la barbarie, qu’elle vienne d’Arabie Saoudite ou de Russie. Notre article.

Des actes de barbarie ont lieu en Arabie Saoudite… et personne n’en parle

81 prisonniers exécutés en une seule journée. Ce sont 81 personnes de trop qui sont mortes en Arabie Saoudite ce samedi 12 mars. Le chiffre est sans précédent dans l’histoire de la pétromonarchie. Cette information a-t-elle été beaucoup reprise dans la presse ? À l’évidence, assez peu, à part quelques articles comme sur le site du journal Libération. Une honte. Un tel massacre ne peut pas rester dans l’ombre. Son invisibilisation n’est pas normale et nous interroge.

On peut toutefois noter le cynisme de l’Arabie Saoudite, qui a sans nulle doute profité que l’ensemble des regards des occidentaux soient braqués sur la guerre russe en Ukraine : « Parfaitement conscient que les 81 exécutés passeront inaperçus derrière les dizaines de victimes et les centaines de milliers de réfugiés ukrainiens, Riyad a choisi en outre le début du week-end pour faire son annonce macabre. » Hier, sur l’émission « La France face à la guerre », Jean-Luc Mélenchon a été le seul à évoquer ce sujet.

Relations internationales et Droits de l’Homme : Mélenchon face aux hypocrites

Jean-Luc Mélenchon, candidat de l’Union populaire, a toujours défendu la paix et les Droits de l’Homme, s’élevant sans hésiter contre leur violation partout dans le monde. La liste des exemples est longue, de positions qu’il a prises toute au long de sa vie dans ce sens. Dans sa jeunesse, Jean-Luc Mélenchon s’implique dans les luttes pour la libération des dissidents soviétiques, notamment Louli Daniel, Andreï Siniavski et Nathan Sharansky pour lesquels il rédige et fait circuler nombre de pétitions.

Le 11 novembre 1988, le président argentin Raul Alfonsin (qui a rétabli les libertés après la dictature) remet à Jean-Luc Mélenchon la médaille de Grand officier de l’ordre de mai au mérite, par le décret 1951/88. Il le décore ainsi pour sa contribution à la lutte contre la dictature, son accueil des réfugiés politiques et son engagement pour sortir des geôles certaines personnes condamnées.

En octobre 2013, Jean-Luc Mélenchon rédige avec Noël Mamère un texte de condamnation des « crimes contre l’environnement » du gouvernement russe et des oligarques. Ils dénoncent la « répression de militants écologistes, écrasés par l’oligarchie et son bras armé le pouvoir ». Le 10 mai 2016, il participe au Parlement européen à une journée de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens. Le 4 janvier 2017, sur France Inter, il s’oppose à « Monsieur Erdogan, un dictateur qui réprime le peuple turc. » Concernant la guerre russe en Ukraine, le candidat de l’Union populaire a eu de nombreuses occasions de condamner avec force les exactions de Vladimir Poutine et de ses troupes.

Les adversaires de Jean-Luc Mélenchon n’hésitent pas à l’accuser de complaisance avec les dictateurs ou d’avoir un tropisme pour tel ou tel régime ou dirigeant infréquentable. Il faut cependant rappeler certains faits. C’est sous le mandat d’Emmanuel Macron que l’Arabie Saoudite est devenue le premier client de la France pour les ventes d’armes. C’est François Hollande qui a, en toute discrétion, décoré de la Légion d’honneur le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Nayef. Enfin, c’est Anne Hidalgo qui a reçu Vladimir Poutine et Abdel Fattah Al-Sissi, dictateur égyptien, en grande pompe à la mairie de Paris.

Défense de la paix, condamnation des actes de barbarie : Mélenchon, candidat non-aligné

Concernant les relations internationales, Jean-Luc Mélenchon a toujours prôné le non-alignement de la France. Celui-ci n’inclut jamais une neutralité. Mais il permet à la France de se tenir loin de conflits dans lesquels elle ne veut pas être entraînée d’une part, et de porter la voix d’une puissance indépendante au service de la paix d’autre part. S’il défend la paix, Jean-Luc Mélenchon n’hésite pas à condamner les actes de barbarie comme ceux perpétrés par l’Arabie Saoudite, face à un silence assourdissant.

Par Nadim Février