RN. Après le premier déplacement de campagne raté de Marine Le Pen dans la Sarthe, ses militants menacent et insultent Elise Leboucher, en faisant tomber les masques de la dédiabolisation.
C’était la semaine dernière, Marine Le Pen, la délinquante-candidate à l’élection présidentielle a tenté de redorer son image aux côtés de Jordan de Monaco lors d’un déplacement longuement tenu secret. Finalement le déplacement de « la renaissance » aura lieu à La Flèche, sous-préfecture de la Sarthe, ville gagnée par le RN avec la complicité de la droite locale.
Toutefois, rien ne se passe comme prévu, la contestation populaire s’organise et permet de faire reculer les cadres du RN et sa candidate condamnée en appel pour détournements de fonds publics. Principale voix de la lutte contre l’extrême-droite dans le département, Elise Leboucher fait depuis l’objet de menaces et d’insultes à caractère antisémite de la part de la fachosphère et notamment de la part des militants locaux du Rassemblement national.
Menaces antisémites du RN contre Elise Leboucher
Ce week-end, les menaces ont pris une autre dimension. Un membre revendiqué du rassemblement national sarthois promet de « mettre au four » Elise Leboucher en 2027, dans une allusion claire à la Shoah, l’entreprise d’extermination industrielle des populations juives conduite par l’Allemagne nazie. Cette provocation, s’ajoute à la longue liste des menaces physiques et des agressions dont les insoumis font l’objet et plus généralement à la liste des agressions exercées par l’extrême droite en France.
Pour aller plus loin : L’antisémitisme du RN fait encore surface : un collaborateur de Jordan Bardella éclaboussé
Ce contexte de violence exacerbée permet de faire tomber les masques. Ces derniers tombent régulièrement, tant par l’action des maires insoumis que par les révélations sur les alliances du RN. En Pologne, Jordan Bardella a rencontré le 19 juin Krzysztof Bosak, membre de la coalition d’extrême droite Confédération Liberté et Indépendance. Son allié Slamowir Metzen, candidat à l’élection présidentielle pour cette coalition, est un néolibéral convaincu mais aussi un antisémite. En 2019, il déclarait publiquement vouloir « une Pologne sans juif, sans homosexuel, sans avortement, sans impôts, ni Union Européenne ».
Aussi, depuis les élections municipales, les révélations sur les élus et maires RN sont en cascade. À Vierzon, une élue d’opposition RN a cité l’auteur antisémite Léon Daudet. A Perpignan, un membre de la majorité municipale RN arborait la devise SS tatouée sur son bras.
L’antisémitisme et la violence politique ont leur parti : le RN. A l’opposé, les insoumis poursuivent un objectif réaffirmé à chaque instant : battre le RN dans les urnes. En attendant la victoire de Jean-Luc Mélenchon, la lumière doit être faite sur ces insultes et les auteurs doivent être poursuivis et condamnés.
Maël Brillant Le Guennec