Le couperet est tombé pour le RN et ses chefs. Pour avoir pioché dans les caisses du Parlement européen, Marine Le Pen et beaucoup de ses proches, comme Julien Odoul, Louis Aliot ou Bruno Gollnisch, ont été condamnés à payer des milliers d’euros d’amende. Le parti se voit confisquer un million d’euros, et doit payer deux millions d’amende (dont la moitié avec sursis).
Marine Le Pen jouait gros sur ce verdict de la cour d’appel de Paris de ce 7 juillet : sa candidature à la présidentielle est en jeu, encore aujourd’hui. En tout, la cheffe des députés RN est condamnée à 3 ans de prison avec sursis, dont un ferme sous bracelet électronique, et doit verser 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéligibilité est trop courte pour l’empêcher de se présenter en 2027. Mais ira-t-elle jusqu’au bout ? Notre brève.
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Condamnation record pour Marine Le Pen
Au total, ce sont pas moins de 24 cadres ou ex-cadres du RN qui sont condamnés à diverses peines d’inéligibilité, d’amendes, de prison avec sursis… Mais la fasciste en chef, Marine Le Pen, est aussi la voleuse en chef ! Celle qui se plaint sans cesse du « laxisme » des juges écope des plus lourdes peines : amende la plus élevée, seule peine de prison ferme, plus longue peine d’inéligibilité, sursis compris.
Cette nouvelle condamnation remet la lumière sur un vaste système de détournement de fonds publics européens, à base d’emplois fictifs d’assistants parlementaires. Des salariés du parlement européen ne faisaient pas leur travail d’assistant d’élus, mais étaient au service du parti. De nombreux proches de Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen ont bénéficié de ce système : le garde du corps du fondateur du parti, la sœur et le compagnon d’alors de Marine Le Pen…
Il a aussi été question, pour les mêmes raisons, d’une enquête possible sur l’ancien eurodéputé RN Jean-François Jalkh et son ancien assistant parlementaire fantôme, un certain Jordan Bardella !
Quelques jours plus tôt, Marine Le Pen avait assuré que, si elle devait porter un bracelet électronique, elle ne serait pas candidate pour 2027. Mais déjà des bruits courent selon lesquels la voleuse en chef ne tiendrait pas parole ! Voilà l’extrême droite prête à présenter une délinquante, elle-même qui prônait, en 2015, la « tolérance zéro ».
Quel que soit le candidat que le RN alignera, la riposte contre l’extrême droite doit avant tout être politique et ne saurait se jouer dans les tribunaux. La proposition d’une alternative pour le pays, qui s’incarne dans l’Avenir en commun et son candidat Jean-Luc Mélenchon, est bien le seul autre cap face à celui des droites extrémisées.
Par Alexis Poyard