vendredi 17 juillet

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Hausse des prix : 9 millions de Français contraints de se priver pour vivre

Prix. Se chauffer correctement. Manger de la viande tous les deux jours. Faire face à une dépense imprévue. En 2026, ces gestes du quotidien deviennent impossibles pour des millions de Français. Une situation qui n’est pas arrivée par hasard : elle est le résultat direct des politiques menées ces dernières années et de l’incapacité du […]

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Prix. Se chauffer correctement. Manger de la viande tous les deux jours. Faire face à une dépense imprévue. En 2026, ces gestes du quotidien deviennent impossibles pour des millions de Français. Une situation qui n’est pas arrivée par hasard : elle est le résultat direct des politiques menées ces dernières années et de l’incapacité du gouvernement à protéger durablement la population face à l’explosion du coût de la vie.

En 2027, l’élection présidentielle sera celle d’un choix de société. Continuer sur la voie actuelle, celle des saignées budgétaires, des salaires bloqués et de la vie chère, ou engager enfin une rupture politique capable de répondre à l’urgence sociale, comme celle portée par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. Notre article.

9 millions de personnes en situation de privation matérielle

Début 2026, 13,5 % de la population française est en situation de privation matérielle et sociale selon l’Insee, soit près de 9 millions de personnes. Un chiffre immense, presque abstrait tant il paraît vertigineux. Pourtant, derrière cette donnée, il y a des vies très concrètes : des parents qui sautent des repas pour nourrir leurs enfants, des étudiants qui coupent le chauffage, des salariés qui travaillent mais ne parviennent plus à vivre dignement. L’année 2025 a marqué un tournant.

Malgré les discours gouvernementaux sur une prétendue « sortie de crise inflationniste », les prix de l’énergie, de l’alimentation et des produits du quotidien ont continué d’augmenter plus vite que les salaires. Les aides exceptionnelles ont disparu les unes après les autres, tandis que les grandes entreprises de l’énergie et de l’agroalimentaire continuaient d’accumuler des profits records. Résultat : en 2026, la précarité s’est installée durablement dans le quotidien de millions de Français.

Aujourd’hui, plus de 11 % des Français déclarent ne pas pouvoir chauffer suffisamment leur logement. Une proportion similaire affirme ne pas avoir les moyens de manger de la viande, du poisson ou un équivalent végétarien tous les deux jours. En 2020, ils étaient environ 7 %. Le plus frappant est peut-être ailleurs : même le travail ne protège plus réellement de la précarité. Les ouvriers et les employés sont particulièrement concernés. Autrement dit, des Français travaillent, parfois à temps plein, et doivent malgré tout compter chaque euro pour se nourrir ou se chauffer.

Pour aller plus loin : Blocage des prix : une réponse concrète à la l’inflation, les exemples internationaux se multiplient

« Quand on a des enfants, c’est la nourriture, il ne faut pas qu’ils manquent »

Cette réalité, on la retrouve partout dans les témoignages publiés dans la presse. « Quand on a des enfants, c’est la nourriture. Il ne faut pas qu’ils manquent », confie une mère de famille, expliquant devoir réduire toutes les autres dépenses : vêtements, loisirs, vacances. Une autre témoigne : « On va faire plus attention à manger moins de viande rouge et manger beaucoup plus de poulet ou des choses plus accessibles ».

Dans Le Monde, plusieurs Français racontent désormais parcourir des kilomètres supplémentaires pour trouver des supermarchés moins chers, acheter uniquement des produits en promotion ou renoncer aux fruits frais et à certains aliments devenus trop coûteux. Myriam, interrogée par le quotidien, raconte ainsi avoir renoncé à acheter « de petits chocolats » en voyant leur prix. Un détail en apparence anodin, mais qui dit beaucoup du basculement silencieux du quotidien de millions de personnes.

Et comme souvent, ce sont les mêmes qui paient le prix fort. Les familles monoparentales explosent les compteurs de précarité : près d’un tiers d’entre elles sont concernées par la privation matérielle et sociale. Les locataires du parc social, les chômeurs et les travailleurs précaires sont également en première ligne. Cette explosion de la précarité touche également davantage les femmes.

Parce qu’elles occupent plus souvent des emplois précaires ou à temps partiel, parce qu’elles assument encore majoritairement les familles monoparentales et les tâches domestiques, elles sont en première ligne face à la hausse du coût de la vie. Selon l’Insee, les familles monoparentales composées dans l’immense majorité des cas de femmes seules avec enfants figurent parmi les catégories les plus touchées par la privation matérielle et sociale. Derrière les statistiques, cela signifie des mères qui sautent des repas, réduisent leurs dépenses personnelles ou renoncent à des soins pour pouvoir continuer à faire vivre leur foyer.

La question du pouvoir d’achat n’est donc pas seulement une question économique : c’est aussi une question féministe. Car lorsque les prix explosent, ce sont les inégalités déjà existantes entre les femmes et les hommes qui se creusent davantage. Parler de salaires, de logement, de précarité énergétique ou d’accès à l’alimentation, c’est aussi parler de l’autonomie des femmes et de leur capacité à vivre dignement.

Entre les discours du camp présidentiel et la réalité, un fossé béant

Pendant ce temps, le gouvernement continue de parler de « reprise » économique et de « maîtrise » de l’inflation. Mais les chiffres racontent autre chose : un décrochage profond entre les discours officiels et la réalité vécue. Car lorsque des millions de personnes doivent choisir entre remplir leur frigo et chauffer leur logement, il ne s’agit plus d’une simple difficulté passagère.

C’est un problème politique majeur. À gauche, plusieurs députés alertent depuis des mois sur cette explosion de la précarité du quotidien. « L’inflation est une violence sociale », dénonçait ainsi le député insoumis Éric Coquerel lors des débats budgétaires à l’Assemblée nationale, pointant une situation où « des millions de Français travaillent mais ne peuvent plus vivre dignement de leur salaire ». Les députés de La France insoumise défendent depuis plusieurs années des mesures concrètes pour répondre à cette urgence sociale : blocage des prix des produits de première nécessité, hausse du SMIC et des salaires, taxation des superprofits…

Des propositions régulièrement rejetées par le gouvernement et sa majorité. Face à cette situation, une question se pose désormais clairement : combien de temps encore la France peut-elle accepter que travailler ne suffise plus à vivre dignement ? Car derrière les chiffres de l’Insee, il y a une réalité politique. Celle d’un modèle économique qui protège davantage les profits des grandes entreprises que les familles qui peinent à remplir leur frigo ou chauffer leur logement.

LFI et Mélenchon proposent des mesures concrètes pour sortir de la crise sociale

En 2027, l’élection présidentielle sera donc aussi un choix de société. Continuer sur la voie actuelle, celle de l’austérité, des salaires bloqués et de la vie chère, ou engager enfin une rupture politique capable de répondre à l’urgence sociale.

Le programme L’Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, propose des mesures concrètes pour mettre fin à cette spirale : blocage des prix des produits de première nécessité, hausse immédiate du SMIC à 1 600 euros nets puis indexation des salaires sur l’inflation, retour de l’ISF, taxation des superprofits, garantie d’autonomie pour les jeunes, plan massif de rénovation thermique des logements pour réduire les factures énergétiques, ou encore encadrement des prix de l’énergie. Des mesures qui ont un objectif simple : permettre à chacun de vivre dignement de son travail et remettre la solidarité au cœur des politiques publiques.

Par Charlène Delacour

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