Le maire insoumis Aly Diouara rend la piscine gratuite à La Courneuve – Comment LFI agit contre les canicules et les inégalités climatiques

Depuis ce week-end, la piscine municipale Béatrice-Hess est accessible gratuitement à l’ensemble des habitants de La Courneuve. Une décision portée par le maire Aly Diouara qui répond à des enjeux bien plus larges qu’une simple mesure estivale. Entre inégalités sociales, environnement, santé, urbanisme et culture, les Insoumis sont engagés dans une conception du service public […]

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Depuis ce week-end, la piscine municipale Béatrice-Hess est accessible gratuitement à l’ensemble des habitants de La Courneuve. Une décision portée par le maire Aly Diouara qui répond à des enjeux bien plus larges qu’une simple mesure estivale. Entre inégalités sociales, environnement, santé, urbanisme et culture, les Insoumis sont engagés dans une conception du service public fondée sur l’accès universel aux biens essentiels.

Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix, Le Tampon (La Réunion)… Partout, les maires insoumis sont au travail pour réaliser leurs engagements. De quoi donner une force supplémentaire à Jean-Luc Mélenchon, par la démonstration que la phrase « Les insoumis disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent », n’est pas qu’une formule, mais bien une réalité. Notre article.

La canicule : un enjeu massif de santé publique

Les données de Santé publique France sont sans équivoque : les vagues de chaleur ont un impact sanitaire massif et documenté. Entre 2017 et 2024, environ 34 000 décès attribuables à la chaleur ont été recensés en France sur l’ensemble de la saison estivale, dont près de 9 700 pendant les seules périodes de canicule. Lors de certains épisodes extrêmes, comme en 2003, les estimations atteignent jusqu’à 15 000 morts en quelques semaines.

Les effets ne sont pas seulement mortels : déshydratation, hyperthermie, aggravation des pathologies chroniques, saturation des urgences. L’été 2025 a ainsi vu plus de 24 000 passages aux urgences liés à la chaleur, avec une surreprésentation des personnes âgées de plus de 75 ans .

La chaleur n’est donc pas un simple inconfort : c’est un facteur de risque sanitaire structurel, désormais reconnu comme tel par les institutions de santé publique.

Pour aller plus loin : Cantine et périscolaire gratuits, taxis solidaires, aides d’urgence pour les plus précaires… Les maires LFI changent déjà la vie

Des inégalités environnementales au combat pour la maîtrise des biens communs

Ces risques ne sont pas distribués de manière égale. Ils s’inscrivent dans des inégalités environnementales au sens de Razmig Keucheyan : inégal accès aux ressources naturelles (espaces verts, fraîcheur, eau), mais surtout exposition différenciée aux risques (pollution, chaleur, nuisances).

Dans les quartiers populaires, la vulnérabilité est multipliée : logements denses et mal adaptés aux fortes chaleurs, faible accès aux espaces verts, moins de départs en vacances, exposition plus forte aux infrastructures polluantes.

Une situation analysée par Jean-Luc Mélenchon dans sa théorie de l’Ère du peuple développée dans l’ouvrage Faites mieux !. Dans une société désormais intégralement urbanisée et interdépendante, la vie quotidienne repose sur une multitude de réseaux techniques et sociaux – eau, énergie, transports, santé, alimentation, infrastructures de loisirs.

Cependant, ces réseaux du commun souffrent d’inégalités d’accès, de contrôle et d’usage. Ce basculement ouvre un conflit central : celui de l’accès aux infrastructures essentielles. D’un côté, une oligarchie capable de capter, privatiser ou orienter les réseaux selon des logiques de profit ; de l’autre, un peuple dépendant de ces mêmes réseaux pour vivre, mais dont l’accès peut être restreint, marchandisé ou dégradé.

C’est précisément dans cette tension que s’inscrit la notion de communalisme insoumis. Les communes apparaissent ici comme des espaces stratégiques car elles gèrent directement une grande partie de ces réseaux du quotidien : équipements sportifs, culture, eau, voirie, urbanisme, services publics de proximité. Elles constituent donc un terrain privilégié du conflit entre logiques de marchandisation et logique d’accès universel.

Le sport et la culture comme biens communs municipaux

Dans ce cadre, l’accès à une piscine publique gratuite n’est pas un « plus » : cela traduit une orientation politique plus large, celle d’une réappropriation collective des infrastructures essentielles face aux logiques d’inégalités d’accès aux ressources.

Cette logique est explicitement inscrite dans le programme municipal porté par Aly Diouara, qui affirme que :

« Le sport et la culture sont des leviers essentiels d’émancipation, de santé, de lien social et de fierté collective. La ville doit garantir à toutes et tous un accès réel aux pratiques sportives et culturelles, sans discrimination ni barrières financières. »

Cette approche s’inscrit dans la stratégie plus large défendue dans L’Avenir en commun, qui articule transition écologique, extension des services publics et justice sociale comme réponses conjointes à la crise climatique.

Dans cette perspective, les politiques municipales ne sont pas isolées : elles sont pensées comme des laboratoires de la transformation sociale, une forme de préfiguration de la révolution citoyenne portée par La France insoumise.

La Courneuve, bientôt la France

À mesure que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et s’intensifient, les collectivités locales se retrouvent en première ligne pour protéger la population. L’accès à des équipements publics, à des espaces de fraîcheur ou à des services accessibles à tous devient un enjeu concret d’adaptation au changement climatique.

Face à ces défis, les communes apparaissent comme des points d’appui essentiels pour répondre aux besoins immédiats tout en expérimentant d’autres manières d’organiser la vie collective.

Les choix effectués aujourd’hui dessinent déjà un avant-goût de ce à quoi ressemblerait la France gouvernée par les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, dans la perspective d’une transformation politique d’ensemble.

Prochain rendez-vous : le meeting du 7 juin à Saint-Denis, où ces enjeux de services publics, d’écologie populaire et d’inégalités urbaines face aux conséquences du réchauffement climatique seront au cœur des débats.

Par Lilian Davy

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