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Face au génocide à Gaza et à la guerre en Ukraine, 4000 militants se sont rassemblés au Dôme de Paris pour un meeting international de rupture. Des intervenants de diverses nations – Italien, Britannique, Français, Américains – ainsi qu’une militante palestinienne et une militante israélienne, ont dénoncé les conflits. L’événement fait suite à une conférence de 150 délégués de 18 pays , un effort européen pour lutter contre les budgets de guerre et l’approvisionnement en armes.
La conférence internationale contre la guerre a lancé un appel pour descendre massivement dans la rue pour la journée mondiale d’action pour Gaza le 29 novembre, journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, proclamée par les Nations Unies. Gaza vit encore à l’heure du génocide après deux ans de massacres. L’aide humanitaire reste entravée. En France, Emmanuel Macron ordonne à son ministre de censurer un colloque sur la Palestine au collège de France tout en bloquant toutes les mesures immédiates pour faire cesser les massacres : embargo sur les armes et suspension de tous les partenariats. Notre article.
Un meeting de combat et de rupture
Il y a un mois, le 5 octobre, 4000 militants, avaient rempli la salle du Dôme de Paris à l’occasion du Meeting international contre la guerre. Un meeting de combat, un meeting de rupture qui se tenait au moment où près de 400 militants de la flottille globale Sumud étaient arrêtés au large de Gaza par l’armée israélienne et emprisonnés, accusés de vouloir briser le blocus humanitaire de Gaza.
13 intervenants étaient intervenus : Italien, Britannique, Français, Américains, tous engagés dans les batailles actuelles, contre leur gouvernement, contre le génocide à Gaza. Une militante palestinienne et d’une militante juive israélienne avaient expliqué ensemble la manière dont le plan de Trump était destiné à encamisoler les Palestiniens.
Un militant ukrainien et d’une militante russe, avaient exposé ensemble combien la guerre en cours est une guerre contre les peuples russes et ukrainiens. Le meeting s’était conclu sur l’annonce par le militant britannique de la coalition Stop the War, John Rees, d’un deuxième meeting à Londres en juin prochain.
La conférence contre la guerre
La veille et le matin, 150 délégués de 18 pays d’Europe, des États-Unis et de Palestine s’étaient réunis pour une conférence contre la guerre.
Ces délégués étaient présents à la tribune du meeting. La conférence et le meeting qui l’a suivie sont le résultat d’un travail de discussion entre militants, à l’échelle européenne, entamé en mai dernier lorsque des militants français du POI et des militants anglais de Stop the War se sont rencontrés et ont établi le constat commun qu’il était urgent de rassembler toutes les forces qui, en Europe, se battent contre la guerre ; toutes les forces qui luttent contre les budgets de guerre qui étranglent les services publics, contre l’approvisionnement en armes des massacres en cours à Gaza et en Ukraine.
Des militants politiques, syndicaux, associatifs, d’une vingtaine de pays européens sont entrés dans cette discussion, l’enrichissant des expériences de leurs pays respectifs.
La conférence internationale contre la guerre appelle désormais tous les partisans de la Palestine, celles et ceux qui s’opposent à la guerre et tous les syndicalistes à descendre dans la rue pour la journée mondiale d’action pour Gaza le 29 novembre.
