dimanche 19 juillet

20:25

Féminicide : 200 personnes dans les rues de Besançon contre l’impunité

Le 1er mai dernier, Banassa Bamba, étudiante en sociologie passée par Besançon et habitant à Paris, est retrouvée morte, égorgée. Le meurtrier présumé, son ex-conjoint, est toujours en fuite. Arrivée en France en 2020, elle s’est illustrée par son engagement d’aide aux personnes âgées. Elle avait 29 ans. Un féminicide caractérisé. Pourtant, les médias mainstream […]

marche féminicide Besançon

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Le 1er mai dernier, Banassa Bamba, étudiante en sociologie passée par Besançon et habitant à Paris, est retrouvée morte, égorgée. Le meurtrier présumé, son ex-conjoint, est toujours en fuite. Arrivée en France en 2020, elle s’est illustrée par son engagement d’aide aux personnes âgées. Elle avait 29 ans. Un féminicide caractérisé.

Pourtant, les médias mainstream ont tardé à parler de ce féminicide. Jusque dans la mort, sa condition de femme noire lui est rappelée, par le silence assourdissant des médias dominants. Il aura fallu une mobilisation, initiée par l’Association des Etudiants Ivoiriens de Besançon (AEIB) pour que les médias locaux parlent de l’affaire, qui s’est conclue par une manifestation ce 24 mai dans les rues bisontines. Notre brève.

« Justice pour Banassa » : 200 personnes réunies pour dénoncer un féminicide et rendre hommage à l’étudiante

C’est une personne joviale qui est décrite au micro par les intervenants : représentants d’associations d’étudiants ivoiriens, togolais, congolais, anciens collègues de travail, camarades de classe… Toujours joviale, souriante, brillante, Banassa Bamba était décrite ainsi lors des prises de parole ce samedi après-midi, avant le début de la marche de commémoration.

Commémoration, mais aussi revendication et dénonciation. Dénonciation non-seulement de l’impunité du tueur de B.Bamba, qui court toujours, mais aussi du silence médiatique qui a fait suite à cet abject féminicide. Les manifestants ont ainsi réclamé « Justice pour Banassa » et réfuté l’impunité, trop courante après des féminicides.

Une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, une cagnotte, etc, ont été nécessaires pour que les médias mainstream s’intéressent à ce féminicide, jusqu’à la marche du 24 mai, qui a réuni 200 personnes, dont de nombreux étudiants. Le message est clair : le patriarcat, et les féminicides qui en découlent, ne prendra fin qu’avec la fin de l’impunité des agresseurs, et en rendant Justice pour les victimes.

Pour aller plus loin : 8 raisons de faire la grève féministe ce 8 mars 

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