24 000 expulsions locatives en 2024 : Macron et Bayrou frappent plus fort que jamais sur les précaires

Les chiffres sont glaçants : 24 000 expulsions locatives en 2024, un record historique qui marque une hausse de 26% en un an. Derrière ces statistiques brutales, des drames humains comme celui de Cécile et sa fille Léna, un exemple éclairant rapportée par le journal La Croix. Mère et fille sont expulsées d’un deux-pièces parisien […]

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Les chiffres sont glaçants : 24 000 expulsions locatives en 2024, un record historique qui marque une hausse de 26% en un an. Derrière ces statistiques brutales, des drames humains comme celui de Cécile et sa fille Léna, un exemple éclairant rapportée par le journal La Croix. Mère et fille sont expulsées d’un deux-pièces parisien malgré onze ans de loyers payés rubis sur l’ongle. Le propriétaire voulait vendre. Malgré une demande de logement social et un dossier Dalo, elles ont atterri dans des hôtels insalubres, loin de l’université de Léna.

La loi Kasbarian, votée en juillet 2023 sous pression des lobbies immobiliers, a transformé la trêve hivernale en simple pause avant la curée. Résultat : des familles jetées à la rue avec des délais raccourcis, des droits bafoués, et des préfets zélés qui accordent le concours de la force publique à tour de bras. Pendant ce temps, le gouvernement justifie cette hécatombe sociale par un prétendu « rattrapage post-Covid ». Pendant que les bailleurs privés enregistrent des profits records (+15% en 2023), l’État continue de sabrer les budgets dédiés au logement social.

La brutalité des expulsions

Le système dévoile toute sa brutalité : près de 80% des expulsés se retrouvent sans solution de relogement immédiat, tandis qu’un tiers des ménages vit toujours dans la précarité trois ans après avoir été mis à la rue. Les procédures judiciaires s’accélèrent dangereusement, avec une augmentation de 11% des dossiers en cours pour 2024, annonçant une nouvelle vague d’expulsions massives.

« Le droit à l’hébergement et au logement n’est pas respecté, il l’est même de moins en moins. L’État est coupable de ne pas respecter sa propre loi. Il est responsable de Non-assistance à personnes mal logées », dénonce le collectif des Associations pour le logement. Création de places d’hébergement d’urgence de qualité, construction de logements sociaux, mobilisation des logements privés pour les louer à loyer abordable, encadrement des loyers, réquisition des logements vacants : voilà quelques mesures défendues par les associations afin de répondre à la crise du logement. Des mesures similaires à celles défendues par la France insoumise dans son programme dédié.

Par Ulysse

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