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Retraite à 64 ans : Macron refuse toute idée de référendum et bloque notre futur

Ce vendredi 1er septembre 2023, les premiers décrets de la réforme des retraites entrent en vigueur. Mercredi 30 août, les formations politiques de la NUPES ont participé à la réunion à huis clos proposée par Macron. Contrairement au président du Rassemblement National (RN) Jordan Bardella, les dirigeants insoumis n’ont pas eu le droit à un appel du Président la veille au soir. Rien. La ligne directe n’existe qu’entre amis, entre la droite et l’extrême droite qui fortifient peu à peu leur coalition. Tant mieux. Les insoumis n’attendent pas un coup de fil de la minorité présidentielle mais simplement qu’elle prenne la porte de sortie.

Pour les insoumis et la NUPES, l’une des revendications majeures consistait en la suspension des décrets d’applications de la réforme des retraites du duo Macron/Borne et la convocation d’un référendum pour que le peuple tranche sur ce sujet. Réponse : circulez, il n’y a rien à voir. Après 12 heures de discussions de sourds et un traitement des questions sociales après minuit, rien n’aura été retenu. L’idée de référendum est balayée par le chef de l’État. Notre article.

Deux ans de vol de vie à partir d’aujourd’hui : entrée en vigueur de la retraite à 64 ans de Macron 

Nous y sommes. Ce vendredi 1er septembre est à marquer d’une croix noire dans l’histoire des droits sociaux. Malgré un rejet massif exprimé dans les sondages et dans les rues par les Français, la réforme des retraites imposée par Emmanuel Macron s’applique à partir d’aujourd’hui. 

Pour aller plus loin : La réduction du temps de travail : histoire de la bataille emblématique du mouvement ouvrier

À partir du 1er septembre 2023, l’âge légal de départ à la retraite va être relevé de trois mois chaque année. Ainsi, pour les personnes nées en septembre 1961 qui prévoyaient de partir en retraite ce mois-ci, il faudra attendre trois mois supplémentaires pour bénéficier de ce droit au repos. L’âge d’ouverture à la retraite sera porté à 64 ans dès 2030, pour toutes les personnes nées à partir de 1968. 

« Ne pas pouvoir être réélu est une funeste connerie » : le monarque présidentiel déjà nostalgique de la fin programmée de son autoritarisme 

L’objectif du référendum était clair : donner la possibilité au peuple de trancher cette question fondamentale concernant notre modèle de protection sociale. Cette proposition qui s’appuie sur la démocratie pour résoudre une crise sociale a été refusée net par le Président. Celui-ci ne semble nullement décidé à dévier de son cap : décider de tout, tout seul. Le groupe LIOT, qui avait porté une motion de censure contre le camp présidentiel manquée à neuf voix,, n’a même pas été convié à cette « initiative d’ampleur » qui n’a été rien d’autre qu’un flop total. Qu’importe l’opposition massive des Français au programme ultra-libéral du chef d’État. Qu’importe qu’il soit minoritaire au Parlement. 

Cette absence totale d’écoute et de capacité de remise en question amène à s’interroger sur l’utilité d’une discussion de 12 heures… À quoi rime d’écouter si ce n’est pour ne rien retenir ? Beaucoup de bruits pour rien. Le coordinateur du mouvement insoumis l’avait souligné dès le départ : il fallait y aller « avec détermination, mais sans illusions ».

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