Climat : la vidéo choc d’un glacier qui s’effondre sur des randonneurs

Une vidéo qui glace le sang, métaphore du cataclysme qui nous attend si l’inaction climatique se poursuit ? Un glacier s’est effondré à toute vitesse ce dimanche 10 juillet au Kirghizistan. Des randonneurs ont pu filmer la scène. Mais ont été pris de court par la rapidité de la plaque de glace qui a fondu sur eux. Heureusement, plus de peur que de mal. Cette vidéo terrifiante est un énième signal d’alarme. Si une bifurcation écologique radicale de notre modèle économique n’est pas lancée dans les 3 ans, les catastrophes climatiques nous emporteront tous. Notre article.

Effondrement d’un glacier : plus de peur que de mal

Une vidéo qui glace le sang. Heureusement, sur la dizaine de randonneurs présents sur place, seuls deux personnes ont été légèrement blessés. L’auteur de la vidéo a réussi à se cacher derrière des roches au moment fatidique. Un quasi-miracle quand l’on voit la vitesse de l’avalanche qui a foncé sur eux. L’auteur de la vidéo s’est confié dans les colonnes du Figaro. « Je suis très conscient que j’ai pris un gros risque. Je sentais les choses sous contrôle, mais quoi qu’il en soit, quand la neige a commencé à arriver […] j’ai pensé que j’allais mourir », a-t-il raconté. Un moment qui a lui a fait froid dans le dos.

Les randonneurs se situaient dans les gorges du Juuku, aussi surnommées la « Suisse d’Asie. » Elle réunit chaque année des centaines de touristes. Dans cette partie du pays, les effondrements de glace « sont fréquents, mais rarement d’une ampleur aussi importante que celle filmée par les touristes. », peut-on lire sur sur le site de Futura Sciences.

Une conséquence du réchauffement climatique

Cet effondrement de glace n’est pas sans rappeler ce qu’il s’est passé en Italie dimanche 3 juillet. Un évènement de même nature, mais bien plus grave : six morts, huit blessés, dix personnes encore portées disparues. La veille, le glacier en question avait atteint son record de chaleur. Concernant le glacier qui s’est effondré au Kirghizistan, les températures relevées ce jour-là dans la capitale, 35 à 37°C, étaient de 2° à 4°C supérieures aux normales de saison (Futura Sciences). Les fortes chaleurs ont été la cause de ces effondrements de glace.

On comprend dès lors que ces évènements vont se répéter. Devenir de plus en plus fréquents. La planète est en danger, et nous regardons ailleurs. Il serait temps, enfin, de tout mettre en œuvre pour limiter les effets désastreux du dérèglement climatique. Ce, alors que le GIEC nous a annoncé en avril qu’il restait 3 ans à l’humanité pour agir. Qu’attendons-nous ?