Avortement : le revirement de Macron sur le droit à l’IVG dans la Constitution

Avortement. LREM retourne sa veste. En 2018, les macronistes avaient refusé une proposition de loi de LFI pour inscrire l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. Certains soutiens du chef de l’État portent aujourd’hui une voix contraire. Ce, juste après la décision de la Cour Suprême américaine remettant en cause le droit à l’avortement. Samedi, les macronistes ont annoncé déposer une proposition de loi allant dans le sens des insoumis. Mathilde Panot, président du groupe LFI à l’Assemblée nationale, avait fait une nouvelle fois la proposition d’inscrire le droite à l’IVG dans la Constitution… la veille. Plus que jamais, ce droit doit être défendu. Il doit être gravé dans le marbre de la Constitution. Notre article.

Droit à l’IVG dans la Constitution : LREM retourne sa veste

Le refrain médiatique semble est le suivant : « LREM veut inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution ». Souvent sans rappeler que LFI avait déposé une proposition de loi allant dans ce sens en… 2018. Proposition de loi refusée par la majorité présidentielle de l’époque. Par la voix d’Aurore Bergé, cheffe de file des députés à l’Assemblée nationale, les macronistes ont retourné leur veste. Ils sont désormais pour inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution. L’attaque frontale du droit à l’avortement aux États-Unis les a bousculés.

Les macronistes sont divisés sur cette question : une information qui ne fait couler que peu d’encre. François Bayrou, président du MODEM, est contre l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution. La coalition Ensemble (Renaissance ex-LREM, MODEM, Horizons, etc) se déchire ? Non, un simple désaccord de circonstances. Lorsque des désaccords assumés existent au sein de la NUPES, les médias mainstreams prédisent son effondrement pour la semaine qui suit. Deux poids, deux mesures.

Avortement : la NUPES va défendre l’inscription de ce droit dans la Constitution dès aujourd’hui

La décision de la Cour Suprême américaine est un signal d’alerte pour le monde entier. Elle laisse la main libres aux États concernant le droit à l’IVG et ouvre une brèche dangereuse. Plus d’une vingtaine d’États fédéraux, composant les États-Unis, pourrait le restreindre ou l’interdire. Le droit à l’avortement n’est pas remis en cause en France ? Si la défense de ce droit est largement partagée, certains n’hésitent pas à le pourfendre. Marine Le Pen et le Rassemblement National (RN), qui compte dans l’hémicycle des anti-avortement, sont très embêtés.

LFI a toujours défendu ce droit fondamental, sachant les menaces dont il peut faire l’objet. La décision de la Cour Suprême américaine en est la preuve. En février dernier, les députés insoumis avaient voté pour l’allongement du droit à l’IVG de 12 à 14 mois : une victoire pour les droits des femmes.

La NUPES, alliance historique de la gauche, va déposer une proposition de loi pour inscrire ce droit dans la Constitution. Le texte a été adressé pour cosignature à tous les députés, à l’exception des députés du RN. La première proposition de loi venant de la principale opposition à Emmanuel Macron. Graver ce droit dans le marbre de la Constitution, pour que jamais les forces réactionnaires ne puissent s’y attaquer.