Anniversaire de Tchernobyl : la menace nucléaire plane toujours 

Nucléaire. Le 29 avril 1986 avait lieu l’explosion de la centrale de Tchernobyl. L’occupation par l’armée russe du site de la centrale a ravivé les inquiétudes au sujet des dangers posés par un site sous étroite surveillance internationale. 36 ans après la catastrophe, la menace est omniprésente sur le théâtre de guerre ukrainien. Jean-Luc Mélenchon avait fait part de ses vives inquiétudes à ce sujet au lendemain d’un incendie déclaré dans centrale ukrainienne, alors que les affrontements continuent de faire rage à l’Est. Notre article.

Le monde « au bord de la catastrophe nucléaire »

Les troupes russes ont occupé la centrale dès le début de l’invasion de l’Ukraine le 24 février. Le 8 mars, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AEIA) annonçait avoir perdu tout contact avec les systèmes de contrôle à distance des matériaux nucléaires. Les observateurs lancent l’alerte, craignant que l’agitation militaire ne libère des particules radioactives enfouies dans le sol entraînant une hausse des radiations. Lors d’une conférence de presse le 26 avril, le président Zelensky accusait Moscou d’avoir mis le « monde au bord de la catastrophe nucléaire. »

Des sites nucléaires sous haute surveillance

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), Rafael Mariano Grossi s’est rendu en Ukraine pour faire le point sur la situation. Dans une conférence de presse tenue au siège de l’AEIA le 28 avril, il affirme que les informations nécessaires au contrôle du matériel nucléaire de Tchernobyl ont été réactualisées. Pendant ce temps, l’Ukraine affirmait que les systèmes de sécurité étaient opérationnels sur les quatre sites nucléaires que compte le pays.

Ces mesures semblent loin d’être suffisantes. Deux des quinze réacteurs opérationnels en Ukraine sont situés sur le site nucléaire de Zaporijia contrôlé par les Russes. En parallèle, lors de sa conférence de presse du 28 avril, l’AEIA annonçait enquêter au sujet de l’enregistrement par une vidéo de surveillance le 16 avril du survol par un missile du site nucléaire situé au sud du pays. L’information, transmise officiellement par le régulateur ukrainien, repose la question des mesures à prendre par la communauté internationale.

Une réponse internationale attendue

Le 27 avril, le président ukrainien demandait l’envoi de casques bleus pour sécuriser les quatre sites que compte le pays. Cette proposition avait déjà été faite le 4 mars par Jean-Luc Mélenchon après l’incendie d’une centrale située sur le fleuve Dniepr. « Tel est le terrible constat : la guerre met et mettra aussi partout l’humanité aux prises avec les risques sans retour du nucléaire civil en plus du militaire » déplorait-il.