Sur TF1, Mélenchon se pose comme l’alternative à Macron

Parmi les 8 candidats présents dans l’émission “Face à la guerre”, sur TF1 ce lundi 14 mars, l’un d’entre eux, Jean-Luc Mélenchon, est apparu comme l’alternative au président sortant.

Dès son introduction, nous avons pu voir une opposition, tant sur la forme que sur le fond, entre le Président actuel et celui qui souhaite le remplacer pour les cinq prochaines années. Alors qu’Emmanuel Macron n’a fait aucune proposition concrète, Jean-Luc Mélenchon a lui démontré comment il pouvait changer la vie des Français en prenant le contre-pied de la politique mise en place par Emmanuel Macron et ses prédécesseurs. Alors, les pesticides, stop ou encore demande le candidat de l’Union populaire ? Le SMIC, on le porte à 1 400 euros, oui ou non ? La retraite, est-ce qu’on la met à 60 ans ?

Le paysage est planté. Face à un président-candidat sans programme, le candidat Mélenchon veut montrer qu’il a des propositions concrètes qu’il appliquera dès son arrivée aux manettes. Cette opposition s’est retrouvée à la fin des passages de chaque candidat. Alors qu’Emmanuel Macron a indiqué qu’il avait baissé les impôts des Français pendant 5 ans et donc que l’on pouvait lui faire confiance pour continuer, Jean-Luc Mélenchon – pourtant coupé par les journalistes – a donné une direction plus précise : oui les impôts baisseront pour la majorité des Français, mais ils augmenteront pour les plus riches ! Et la précision est utile : car Emmanuel Macron a certes baissé au global les impôts “des Français”, mais tous les Français n’en ont pas réellement profité. Au contraire, l’Institut des Politiques Publiques a ainsi démontré que les mesures socio-fiscales se traduisent ainsi par une perte de revenus pour les 5 % les plus pauvres mais un gain de 4 500 euros pour les 1% les plus riches…

Sur la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron se pose en chef de l’Etat qui veut continuer le dialogue avec Poutine. C’est louable. Mais il ne donne pas de direction concrète. Jean-Luc Mélenchon a quant à lui une proposition : lui Président, il convoquera une conférence pour la paix en Europe sous l’égide de l’OSCE. 

Les effets directs de la guerre sur nos concitoyens ont également été évoqués. Ainsi, il a été question de la politique énergétique française. Emmanuel Macron a curieusement présenté le nucléaire comme “la manière la plus sûre et la plus décarbonée” de produire de l’énergie. Jean-Luc Mélenchon a au contraire rappelé à quel point cette guerre nous démontre la dangerosité du nucléaire, qui peut être pris pour cible par les envahisseurs.

Mais il a aussi été question du pouvoir d’achat. Emmanuel Macron a prétendu avoir beaucoup protégé le pouvoir d’achat des Françaises et des Français. Pourtant, 9,3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (1063 euros) en France. 12 millions de personnes vivent en situation de précarité énergétique. 8 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire pour pouvoir manger. Et pendant ce temps, les 500 familles les plus riches de France ont doublé leur richesse durant ce quinquennat, passant de 570 milliards d’euros en 2017 à 1000 milliards d’euros en 2021. Jean-Luc Mélenchon a encore une fois une solution très concrète pour répondre à la pauvreté qui grappille du terrain en France : bloquer les prix. C’est possible tout de suite. Il bloquerait ainsi les prix “à la baisse” de l’essence, à 1,40 euro le litre. Mais aussi celui de certains fruits et légumes ou des produits d’hygiène indispensables.

Enfin, il a été question des retraites. Jean-Luc Mélenchon propose de revenir à la retraite à 60 ans. A l’inverse, Emmanuel Macron le dit : il va falloir travailler plus. Et jusqu’à 65 ans. Comme le rappelait le candidat de l’Union populaire en début d’émission : la retraite vous la voulez à 65 ans avec Emmanuel Macron ou à 60 ans avec moi ? Sur cette question comme sur toutes les autres, les citoyens ont maintenant le choix entre reconduire le Président en place pour cinq ans de plus, ou alors mettre au pouvoir celui qui s’est imposé comme étant l’alternative la plus claire et la plus sérieuse à sa politique.