Nucléaire : 11 ans après Fukushima, jamais le danger n’a été aussi grand

Nucléaire. C’était il y a 11 ans. Le 11 mars 2011, le Japon subissait une triple-catastrophe traumatisante : séisme, tsunami et accident nucléaire. Une alerte au monde entier sur les risques importants que représentent cette énergie. Aujourd’hui, le danger n’a jamais été aussi grand, notamment à cause de la guerre à l’Est de l’Europe. Jean-Luc Mélenchon alerte de son côté sur un risque mondial. En France, nous sommes très dépendants de cette énergie, dont il est urgent de se séparer. Notre article.

Fukushima, symbole des dangers de l’énergie nucléaire

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 survient au large de la côte ouest du Japon. Celui-ci a déclenché un tsunami, lui-même provoquant un grave accident à la centrale de Fukushima. Plus de 19 000 personnes sont mortes à cause des deux premiers évènements. « À ce lourd bilan sont venues s’ajouter les terribles conséquences de l’accident : 1 800 km2 de terres contaminées et pour beaucoup encore inhabitables aujourd’hui, des milliers de m3 d’océan pollués, 14 millions de m3 de sols contaminés en 2021, une forte augmentation des cancers de la thyroïde. Un désastre.

11 ans plus tard, le traumatisme est toujours là pour le pays. Comme chaque année, ce triste anniversaire nous rappelle les dangers du nucléaire civil, qui, si elle a été une énergie d’avenir pendant un temps, est aujourd’hui une énergie du passé. Classé au niveau 7 sur l’échelle de la gravité des évènements nucléaires, l’accident de Fukushima est du même niveau que la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Une comparaison qui fait écho à la situation des plus inquiétantes à l’Est à l’heure où un incendie a eu lieu dans une centrale nucléaire, et que les sites ukrainiens peuvent se faire bombarder à tout moment.

À l’Est, l’incendie d’une centrale nucléaire nous rappelle l’existence d’un risque mondial

À l’Est, la guerre russe en Ukraine persiste, et les troupes de Vladimir Poutine continue aujourd’hui d’avancer vers la capitale. Jean-Luc Mélenchon a pu s’exprimer de nombreuses fois à ce sujet pour condamner avec la plus grande fermeté les exactions russes. Témoin, comme le monde entier d’un incendie dans une centrale nucléaire en Ukraine, le candidat de l’Union populaire a alerté sur un risque mondial. Les souvenirs traumatiques de Tchernobyl ressurgissent.

Dans la nuit du 3 au 4 mars, un des 15 réacteurs nucléaires de l’Ukraine a été le lieu d’un combat. Un bâtiment a pris feu. La centrale où s’est déclenché l’incendie (désormais heureusement éteint) est la plus puissante d’Europe. Portée par le vent et le sens de rotation de la planète, la radioactivité « peut contaminer la mer Noire, et ensuite la Méditerranée. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon dresse un terrible constat : « la guerre met et mettra aussi partout l’humanité aux prises avec les risques sans retour du nucléaire civil en plus du militaire« 

D’aucuns avaient moqué les insoumis et leur candidat lorsque celui-ci alertait sur les dangers du nucléaire civil. Ce, notamment lors que Jean-Luc Mélenchon disait qu’il pouvait être une cible militaire, même d’un missile venant de l’espace : « cet événement sur lequel nous avions alerté en temps utile nous rappelle que le nucléaire civil est une cible militaire possible et facile d’atteinte dans les guerres« . Des déclarations que Fabien Roussel n’avait pas hésité à critiquer avec virulence, se demandant même si Jean-Luc Mélenchon n’avait pas fumé du cannabis. Ses propos nous éloignent du sujet. Peut-être pourrait-il revenir sur ses propos maintenant que le danger est devant nos yeux à tous.

100% renouvelable, désarmement nucléaire : deux urgences vitales pour l’Humanité

La catastrophe de Fukushima et la dramatique situation à l’Est nous rappellent que le 100% renouvelable et le désarmement nucléaire sont deux urgences vitales pour l’Humanité. Ce sont deux propositions portées de longue date par Jean-Luc Mélenchon. Le passage à 100% renouvelable est une des mesures-clés du programme de l’Union populaire, l’Avenir en Commun. Un double mot d’ordre : sobriété et efficacité énergétique.

Atteindre cet objectif, c’est possible : le scénario Négawatt le prouve, tout comme l’un des six scénarios envisagés par le gestionnaire national du Réseau de transport d’électricité (RTE). L’urgence est de séparer définitivement de l’énergie nucléaire qui est un danger. Le risque 0 n’existe pas selon les spécialistes en sûreté nucléaire, et si un accident survenait par malheur, il causerait 100% de dégâts dans notre pays. En France, jusqu’à 9 millions de personnes vivent à moins de 100km d’une centrale.

Le désarmement nucléaire est une autre urgence vitale pour l’Humanité. Aujourd’hui, la question de la dissuasion se transpose dans l’espace, d’où peuvent désormais des missiles. Durant son Meeting pour la Paix à Lyon, le candidat de l’Union populaire a appelé à « rouvrir la discussion internationale pour le désarmement nucléaire du monde« . Candidat de la Paix, Jean-Luc Mélenchon est le seul à mettre ce sujet sur la table, pendant que des va-t-en guerre veulent faire la guerre à la Russie, puissance nucléaire historique. Une France non-alignée, artisan de la paix et du désarmement nucléaire pourrait advenir si Jean-Luc Mélenchon remportait l’élection présidentielle. Nous aurons la réponse dans 1 mois.

Par Nadim Février.