L’explosion du prix du gaz, le scandale dont personne ne parle

L’information vient de tomber : le prix du gaz augmente de 8,7% ce mercredi 1er septembre 2021, après des augmentations de 9,96% au 1er juillet et de 5,3% le 1er août. L’ouverture à la concurrence d’Engie (anciennement Gaz de France, GDF) en est la cause. En cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2022, la France Insoumise (LFI) prévoit de re-nationaliser GDF et de mettre en place la gratuité des premières quantités de gaz. Notre article.

9,96% en juillet, 5,3% en août, 8,7% en septembre : la facture de gaz explose

Après des hausses de 9,96% en juillet et 5,3% en août, le gaz continue d’augmenter en cette rentrée avec une hausse de 8,7%. Cette nouvelle hausse ce 1er septembre 2021, se résulte par la hausse des prix d’Engie (résultat de la fusion entre GDF et Suez NDLR). Depuis cette fusion, l’État détient de moins en moins de parts. Il ne détient à ce jour plus que 23,64% du capital. Depuis l’ouverture à la concurrence, le prix du gaz ne cesse d’augmenter en flèche, pour une augmentation globale de près… de 80% !

Les Insoumis dénoncent cette privatisation de l’énergie et proposent dans leur programme “ l’Avenir en Commun ” de rendre l’énergie 100% publique et de mettre en place la gratuité des premières quantités d’énergie pour tous les foyers. En effet, la re-nationalisant de GDF permettrait de lutter contre la course effrénée au profit des actionnaires, et le prix du gaz serait alors stabilisé. 

Emmanuel Macron poursuit sa féroce guerre de classe

Pour rappel, 23% des Français se chauffent au gaz, soit plus de 2 personnes sur 10. Emmanuel Macron poursuit donc sa féroce guerre de classe, après la sanglante réforme de l’assurance chômage et la diminution des APL, la hausse du gaz est nouveau un coup dur pour les Français. 

Le gouvernement Macron envisage en parallèle de réduire davantage les parts de l’État dans l’entreprise Engie en visant les 15%. Une affaire qui rendrait alors la France encore plus dépendante du privé, symbolisé par la privatisation Française des Jeux privatisée en novembre 2019. 

Après la crise des Gilets jaunes, la leçon n’a toujours pas été retenue par Emmanuel Macron. Augmenter le coût de la vie du peuple Français et plonger les classes populaires dans une situation de précarité toujours plus grande, alors même que la pauvreté fracasse le pays, expose le gouvernement à une rentrée sociale bouillante.

Les Français n’ont pas à revoir à la baisse leur qualité de vie pour gaver des actionnaires sous prétexte d’une évolution du marché mondial des matières premières. Les insoumis portent depuis des années la gratuité des premières quantités d’énergies, une des mesures de l’«union populaire» plébiscitée par les Français.

Par Maéva Santamaria.