Coronavirus : Jean-Luc Mélenchon appelle à une « planification de la mobilisation sanitaire »

Jean-Luc Mélenchon était ce matin l’invité des 4 Vérités où il a appelé à une « planification de la mobilisation sanitaire ». Il en avait déjà exprimé le besoin urgent lors d’un discours à l’Assemblée nationale en présence du Premier ministre le samedi 21 mars dernier, arguant de la nécessité de mobiliser immédiatement tous les moyens disponibles pour ralentir l’expansion de la contamination et en traiter les conséquences par la production du matériel médical nécessaire à faire face au coronavirus.

Nationalisation de Luxfer, réquisition des entreprises textiles

Dans le cadre de cette « planification de la mobilisation sanitaire », le président du groupe « La France insoumise » appelle notamment à la nationalisation de Luxfer, entreprise de Clermont-Ferrand fabriquant des bouteilles d’oxygène à usage médical, que son actionnaire a décidé de fermer tandis que les salariés de l’usine ont indiqué être prêts à reprendre immédiatement la production. 

Mais pour Jean-Luc Mélenchon, cette « planification de la mobilisation sanitaire » doit aller plus loin. Ainsi, pour produire par millions les masques dont nous avons besoin, il propose la réquisition par l’État des entreprises textiles du territoire. Il précise aussi qu’une fois que les besoins de la France seront satisfaits, il faudra ensuite se porter au secours des autres pays qui combattent la maladie, notamment ceux de l’espace Francophone. Même idée pour ce qui est de la production des respirateurs : le député insoumis propose ainsi de réquisitionner les entreprises mécaniques permettant d’en produire par milliers. Des propositions qui s’appuient notamment sur les 11 mesures d’urgence de la France insoumise pour faire face au coronavirus.

Préparer « le monde d’après »

Face à l’échec d’un modèle économique et politique fondé sur le libre-échange, la « libération des énergies », la destruction de l’État et l’égoïsme social, Jean-Luc Mélenchon a appelé à préparer dès à présent « le monde d’après ». Il a ainsi expliqué : « Il faut que la sphère publique elle aussi soit dans le monde d’après. Elle doit planifier, elle doit réquisitionner, elle doit nationaliser et vous verrez que le pays est capable de se mettre en mouvement ». 

Des propositions concrètes et applicables directement alors que montent de plus en plus les critiques contre le gouvernement pour sa gestion chaotique de la crise sanitaire, notamment en raison des consignes contradictoires (« restez chez vous » / « allez travailler »), de l’absence de réquisition des cliniques privées qui en font pourtant la demande, ou encore du refus de mettre à contribution les plus riches dans le moment en rétablissant l’ISF.