« Allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République ? » – Clémence Guetté dénonce l’autoritarisme d’une macronie crépusculaire

À l’Assemblée nationale, Clémence Guetté a dressé le portrait d’une macronie crépusculaire, alors que près d’un million de personnes ont manifesté dans les rues du pays samedi 24 octobre. « Interdire des manifestations, déclarer des couvre-feux, menacer de couper les réseaux sociaux, déployer l’armée dans les rues, retirer le droit de vote aux jeunes en comparution immédiate […]

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À l’Assemblée nationale, Clémence Guetté a dressé le portrait d’une macronie crépusculaire, alors que près d’un million de personnes ont manifesté dans les rues du pays samedi 24 octobre. « Interdire des manifestations, déclarer des couvre-feux, menacer de couper les réseaux sociaux, déployer l’armée dans les rues, retirer le droit de vote aux jeunes en comparution immédiate », liste-t-elle, avant d’asséner : « Votre surenchère répressive ne fera pas rentrer les Français chez eux. Ils se tiennent droit, face à vous ».

Le dernier bilan de la répression des troupes de Nuñez fait état de 8 éborgnés, 2 visages fracassés, 5 amputés et 14 autres blessures graves. Des mobilisations sont prévues partout en France ce samedi 31 octobre pour exiger d’Emmanuel Macron qu’il réponde aux revendications du mouvement social, ou démissionne.

L’insoumission relaie dans ses colonnes la question au gouvernement de la vice-présidente et députée LFI.

« Allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République ? Le monde entier observe votre dérive autoritaire avec effroi. L’ONU la documente. » – Clémence Guetté

Monsieur le Premier ministre,

Votre gouvernement ne tient plus que par la peur que vous voulez inspirer au peuple français. 

Interdire des manifestations
Déclarer des couvre feux 
Menacer de couper les réseaux sociaux
Déployer l’armée dans les rues
Retirer le droit de vote aux jeunes en comparution immédiate

Votre surenchère répressive ne fera pas rentrer les Français chez eux. 

Ils se tiennent droit, face à vous.

Samedi, à nouveau, ils étaient près d’un million dans tout le pays.

Main dans la main, on marchait pour que la jeunesse soit respectée
pour un salaire digne 
pour des fins de mois plus douces.

Mais on marchait aussi, simplement, pour le droit de marcher

« J’avais peur de venir, c’est pour ça que je suis là », lisait-on sur une pancarte à Paris. 

Pour aller plus loin : « Le pouvoir n’aura qu’un seul choix, accepter les revendications ou s’en aller. » – L’entretien de Jean-Luc Mélenchon

Ce slogan a fait le tour du monde.

On marchait car dans le pays des droits de l’homme, les libertés publiques ne sont plus garanties, le droit de manifester et la sécurité ne sont plus assurés, des milices d’extrême droite attaquent sans être inquiétées, le rythme des pâles d’hélicoptères de surveillance étouffe les slogans. 

On marchait pour les vies abîmées de celles et ceux qui ont perdu un œil ou eu une main arrachée, de celles et ceux qui se soulèvent pour le droit à étudier dignement, pour avoir de nouveau le goût du futur. 

À l’aspiration populaire à vivre mieux, vous répondez par les matraques et les grenades. À la colère légitime, vous répondez par le chaos.

Le monde entier observe votre dérive autoritaire avec effroi. L’ONU la documente.

Vous obéissez à la volonté du président qui a lui-même déclaré : « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation ».

Mais Monsieur le Premier Ministre, la contestation s’élargit et les rangs des dégoûtés s’étoffent.

La crise sociale est devenue crise politique. Désormais la crise de régime s’annonce.

Allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République ? 

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