LFI. Loyers exorbitants, logements insalubres et prix à l’achat démesurés. La situation du logement en France est critique, permettant à une poignée de multi-propriétaires de s’enrichir sur le dos des individus. Si l’histoire se souvient des grands bâtisseurs, Emmanuel Macron, lui, aura laissé sa marque au bulldozer en matière de logement. En effet, face à une crise grandissante ces vingt dernières années, la droite et les libéraux n’ont répondu que par un retrait de l’État, voire pire, par des politiques hostiles envers les foyers les plus précaires.
Cette inaction a des conséquences graves. Que ce soit pour les 6 % de la population qui, en 2025, sont en situation de mal-logement. Ou pire encore, pour les 350 000 personnes sans-abri. Un chiffre ayant doublé entre 2012 et 2024. Ce choix politique, c’est enfin surtout l’abandon. L’abandon des 912 personnes mortes à la rue en 2024, souvent emportées par le froid ou la canicule.
Les mairies, en tant qu’exécutif de terrain, ont un rôle moteur à jouer en matière de logement. Elles sont une clé de voûte de l’action politique de la France insoumise pour garantir un logement digne à toutes et tous. Les élus doivent porter une politique de l’offre adaptée au changement climatique, ainsi que des mesures d’accompagnement et de justice sociale. Notre article.
Macron le démolisseur : le retrait de l’État a nourri la crise du logement
Le manque de logements, la réduction des aides et le ralentissement de la rénovation expliquent cette aggravation, touchant particulièrement les ménages précaires.
L’effondrement de la construction de logements abordables
Malgré les promesses politiques répétées, comme celle d’un « choc d’offre » par Gabriel Attal, feu Premier ministre, les chiffres sont alarmants. Le rythme de construction est au plus bas depuis dix ans. Le logement social, en particulier, subit une baisse historique de production ayant atteint, en 2023, son taux le plus faible depuis quinze ans. Les demandeurs en attente, eux, continuent d’exploser chaque année (2,8 millions en 2025). Et ils attendent longtemps, entre six à sept ans en Île-de-France.
La macronie vide les poches des locataires et délaisse les mal-logés
Les aides personnelles au logement (APL) ont quant à elles été réduites depuis 2017, privant 700 000 ménages de ce soutien entre 2020 et 2023. Parallèlement, les solutions d’urgence, comme le 115, sont saturées : 8 000 personnes, dont 2 400 mineurs, sont refusées chaque soir. La situation n’est pas rose non plus pour les habitants de logements mal isolés, les gouvernements successifs rabotant les dispositifs de soutien à la rénovation.
Un plan d’action global pour les villes
Garantir le droit à un logement digne
Les mairies insoumises protégeront les locataires en luttant contre les marchands de sommeil. L’instauration d’un « permis de louer » et des contrôles accrus sont des outils permettant d’assurer le respect de leurs droits et d’éviter le bénéfice sur la base de logements insalubres. Enfin, des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement pourront être pris.
Les élus locaux pourront aussi protéger les sans-abri du froid. Grâce à leurs pouvoirs de police, ils peuvent, comme le soutient la candidate Séverine Véziès à Besançon, réquisitionner des bâtiments vides et les convertir en logements temporaires.
Afin de lutter contre la gentrification, l’encadrement des loyers en zone tendue et la rénovation des bâtiments insalubres sont des clés pour garantir le bon-vivre des classes populaires.
Pour aller plus loin : « Les loyers doivent baisser ! » – Tribune de candidats LFI aux municipales, déterminés à lutter contre la cherté des logements
Défendre et développer le logement public et social
LFI propose d’introduire une obligation de 30 % de logements sociaux et très sociaux dans les opérations neuves, et de 40 % en zones tendues. Les immeubles dégradés et vacants seraient transformés en logements publics diversifiés. La privatisation du logement social prévue par la loi ELAN serait refusée, et l’attribution des logements sociaux serait rendue plus transparente avec l’anonymisation des dossiers. L’accessibilité, enfin, devra être une garantie du logement social, comme à Marseille où Sébastien Delogu souhaite instaurer une régie municipale des ascenseurs pour les personnes en fauteuil roulant.
Inventer une propriété non spéculative du logement
Afin de relancer l’offre de logements, les futurs maires pourront définir une « charte promoteur » pour encadrer les prix de vente et y inclure des normes écologiques. L’accès à la propriété serait facilité par des clauses anti-spéculatives et la création d’un organisme de foncier solidaire. La lutte contre les abus d’Airbnb serait renforcée, tout particulièrement à Paris où Sophia Chikirou a fait du coût du logement une bataille prioritaire.
Les villes de demain seront insoumises et populaires. Par leur programme et leurs convictions, les candidats LFI remettent l’intérêt des habitants au cœur de la politique du logement.