Dimanche 2 novembre, Sophie accompagnait sa mère aux urgences du CHU de Dijon. La mère de Sophie, âgée de 80 ans, s’était déplacée à l’hôpital pour suspicion d’AVC. Elle avait déjà fait un AVC, il y a trois ans, et avait rapidement été prise en charge aux urgences. Faute de moyens adéquats au CHU, et d’effectifs suffisants, la mère de Sophie a dû attendre 29 heures avant d’être prise en charge. Autant d’heures qui auraient pu lui être fatales.
Chaque année en France, 1 500 personnes décèdent dans les couloirs des urgences, faute de prise en charge, faute de moyens. En cause, les politiques de coupes à la tronçonneuse qui ont découpé en tranches de salami l’hôpital public. Malgré ces alertes successives, 12 milliards de coupes budgétaires supplémentaires dans le budget de la Sécurité sociale, dont 5 milliards à l’hôpital, ont été actées la semaine dernière par les votes conjoints des députés macronistes, du PS, du PCF et d’EELV. Un vote criminel qui aboutira à des drames humains. Notre brève.
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