Alors que les insoumis, de Grenoble à la Bretagne, en passant par la Courneuve, organisent des collectes solidaires, c’est encore une fois l’extrême droite qui s’oppose aux élans de solidarité. Ce samedi 30 août, les insoumis de Brest organisaient une collecte pour le Secours Populaire. C’était sans compter sur l’extrême droite violente et ses nervis.
Au total, ce sont quatre insoumis qui sont violemment agressés : le député LFI de Brest Pierre-Yves Cadalen dénonce un « groupuscule fasciste ». Un message relayé par les autres députés du mouvement insoumis. Notre brève.
L’extrême droite contre la solidarité populaire
Au centre-ville de Brest, vers 15h30, ce samedi 30 août, les insoumis collectent, au bénéfice du Secours Populaire, des fournitures scolaires. Une partie des militants rangent les fournitures et le barnum dans une voiture garée non loin. C’est alors que surgissent deux hommes encagoulés, menacent puis frappent les militants insoumis. Deux militants LFI ont fini à l’hôpital et quatre ont déposé plainte.
Contacté par les soins de L’Insoumission, le député insoumis Pierre-Yves Cadalen annonce que certains souffrent encore de douleurs aux jambes et à la tête : les agresseurs ont ciblé ces parties du corps, et ont profité du moment où les militants rangeaient le matériel pour frapper. Des témoins extérieurs au mouvement ont vu la scène. Aucun doute : selon le parlementaire, l’attaque était préméditée et soigneusement planifiée.
Pour preuve, les agresseurs sont venus le visage dissimulé, savaient quand frapper et ont emporté la banderole des insoumis comme un trophée. Ils ont également crié « Brest est natio » à l’un des militants qu’ils violentaient. Qui osera encore nier les violences de l’extrême droite qui gagnent nos rues ?

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« Le combat n’est pas fini ! » : la réponse du député LFI Pierre-Yves Cadalen
Pierre-Yves Cadalen inscrit cette agression dans un contexte global de violences d’extrême-droite à Brest. Ce sont ainsi des croix gammées qui ont été taguées sur le local parlementaire du député, mais aussi sur la porte de son immeuble !
L’une des victimes de la descente néonazie de samedi a déjà eu maille à partir avec des groupuscules locaux : d’autres agressions, mais aussi des tags de menaces de mort contre sa personne ! D’autant que d’autres habitants ont déjà été agressés par le passé à Brest, encore par l’extrême droite.
Quant à la suite, le député LFI avance la nécessité de s’organiser collectivement contre les violences de l’extrême droite : « notre détermination reste entière ». Suite à son signalement, le parquet de Brest a annoncé ouvrir une enquête.
Malgré les violences de l’extrême droite, malgré l’inaction du pouvoir macroniste (Pierre-Yves Cadalen a déjà averti le préfet du Finistère par le passé), la collecte de fournitures scolaires a été un grand succès, de même pour la soirée de rentrée qu’il organisait le lendemain. Organiser des événements de solidarité, organiser la fraternité : voilà ce qui fera, à terme, reculer l’extrême droite.
Par Alexis Poyard