Gabriel Attal – Ses 5 mensonges en direct sur LCI face à Manuel Bompard

Gabriel Attal a enchaîné les mensonges lundi 29 juin au soir sur LCI. Lors de son interview face aux journalistes de la chaîne, puis lors de son débat face à Manuel Bompard, ce macroniste pur jus a tenté de faire oublier les dix années où il a été aux responsabilités. L’Insoumission vous livre ses cinq […]

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Gabriel Attal a enchaîné les mensonges lundi 29 juin au soir sur LCI. Lors de son interview face aux journalistes de la chaîne, puis lors de son débat face à Manuel Bompard, ce macroniste pur jus a tenté de faire oublier les dix années où il a été aux responsabilités. L’Insoumission vous livre ses cinq mensonges les plus flagrants face à Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise. Notre brève.

Mensonge 1 : « On a un taux de chômage au plus bas depuis 40 ans ».  

Gabriel Attal a prétendu que le taux de chômage en France était au plus bas depuis 40 ans. Il voulait ainsi montrer l’efficacité des politiques économiques et sociales menées par les gouvernements d’Emmanuel Macron, qu’il a tous soutenus. En réalité, c’est faux. 

En effet, les gouvernements auxquels il a appartenu et qu’il a soutenus ont d’abord choisi de diminuer le taux de chômage en dégradant les droits des travailleurs. Cela a permis de baisser ce chiffre, tout en augmentant le nombre de travailleurs pauvres. Ainsi, la proportion de travailleurs pauvres a fortement augmenté : entre 2021 et 2023 (derniers chiffres disponibles), elle est passée de 7,3 % à 8,3 %. Cela concerne 2,3 millions de travailleurs pauvres en 2023.

Depuis qu’il a été Premier ministre, en 2024, la situation en matière d’emploi s’est encore dégradée : depuis 2023, le taux de chômage est remonté de 7,1 % à 8,1 %, soit environ +14 % en valeur relative. Résultat, la France compte 5,7 millions de personnes inscrites à France Travail en catégories A, B et C (sans emploi ou avec activité réduite) au 1er trimestre 2026. 

Comme l’a rappelé Manuel Bompard, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le taux de chômage de la France était au niveau de la moyenne de la zone euro. Aujourd’hui, il est 20 % au-dessus de ce niveau.

En résumé : Gabriel Attal ment quand il affirme « on a un taux de chômage au plus bas depuis 40 ans ». 

Mensonge 2 : « Personne ne peut me reprocher de ne pas avoir agi dans toutes les fonctions que j’ai exercées ».

Gabriel Attal a affirmé que personne ne pouvait lui reprocher de ne pas avoir agi dans toutes les fonctions qu’il a exercées. Il ment. 

Ainsi, si on étudie les différentes fonctions exercées par Gabriel Attal, on constate qu’à plusieurs reprises, il n’a pas agi alors qu’il aurait pu le faire. 

Par exemple, lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal a ignoré un rapport accablant sur l’homophobie, le sexisme et de multiples infractions à la loi au sein de l’établissement scolaire Stanislas. Il n’a pas pris en compte l’alerte d’un parent d’élève dont la fille a été virée alors qu’elle dénonçait les comportements homophobes, sexistes et racistes de la direction. Pourtant, en tant que ministre de l’Éducation nationale, il aurait pu et dû agir. 

De même, lorsqu’il a été Premier ministre, Gabriel Attal aurait pu agir pour adapter la France au réchauffement climatique et préparer notre pays aux canicules. Or, il a multiplié les coups budgétaires qui ont nui à la préparation de notre pays. Il a par exemple baissé de 2,1 milliards d’euros le budget de l’écologie, dont 500 millions sur le Fonds vert, qui permet notamment d’adapter les écoles aux canicules. Il a aussi fait des coupes dans Ma Prime Rénov, le dispositif qui soutient la rénovation thermique des bâtiments.

En conclusion : Gabriel Attal ment quand il prétend que l’on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir agi dans ses fonctions passées.

Mensonge 3 : « Jean-Luc Mélenchon est le Trump français ».

Gabriel Attal a répété la comparaison entre Donald Trump et Jean-Luc Mélenchon, qu’il avait déjà faite au journal La Tribune. Cette phrase est odieuse et mensongère à plusieurs égards. 

Tout d’abord, elle compare deux hommes politiques qui n’ont rien à voir. Donald Trump est le président d’extrême droite des États-Unis d’Amérique, alors que Jean-Luc Mélenchon est le principal dirigeant de la gauche française. Leurs politiques sont radicalement opposées sur tous les points : Jean-Luc Mélenchon veut augmenter les salaires, planifier la bifurcation écologique, défendre la paix et le respect du droit international. Toutes ces politiques sont à l’opposé de celles de Donald Trump. 

De plus, quand on lit les détails de la comparaison faite par Gabriel Attal, on voit que c’est lui-même qui est en réalité beaucoup plus proche de Donald Trump. La phrase complète de Gabriel Attal est la suivante : « Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français. Culte de la personnalité, stratégie du chaos permanent, délégitimation constante des contre-pouvoirs, autant de ressorts qu’il emprunte à Donald Trump ». Pourtant, tous ces éléments pourraient aussi être reprochés à Gabriel Attal : 

  • Culte de la personnalité : sur l’accueil du site de son parti Renaissance, 7 photos de Gabriel Attal, contre 1 de Jean-Luc Mélenchon sur celui de la France insoumise. 
  • Stratégie du chaos : le chaos, c’est faire une réforme des retraites contre l’avis de 93 % des actifs, ce qu’a fait Gabriel Attal
  • Délégitimation des contre-pouvoirs : ce sont les macronistes qui ont utilisé à 43 reprises l’article 49.3 pour imposer des lois sans vote et qui ont imposé la réforme des retraites contre tous les syndicats. Les réformes de l’assurance chômage soutenues par Gabriel Attal ont aussi été imposées contre l’avis des syndicats.

En résumé : Gabriel Attal ment quand il affirme que Jean-Luc Mélenchon est le Trump français, alors qu’il est lui-même plus proche de Trump pendant que le candidat de la France insoumise n’a aucune proximité, de près ou de loin, avec le dirigeant d’extrême droite.

Mensonge 4 : « L’Insee a montré qu’en 2024, les dépenses de l’État ont baissé par rapport à l’année précédente pour la première fois depuis 15 ans ». 

Gabriel Attal a affirmé qu’il avait été le seul Premier ministre à faire baisser les dépenses de l’État. Ainsi, il veut faire passer l’idée qu’il aurait été un bon gestionnaire. Pourtant, c’est faux. 

Gabriel Attal a été Premier ministre en 2024. Or, en 2024, les dépenses publiques n’ont pas baissé. Selon l’Insee, elles ont augmenté de 4,0 % en euros courants par rapport à 2023. En part de PIB, elles sont également passées de 56,8 % à 57,0 %. Aussi, les chiffres de l’Insee montrent que Gabriel Attal ment. 

Il est vrai que Gabriel Attal a fait des économies : il a ainsi coupé des budgets dans l’écologie, à hauteur de 2,1 milliards. Ces coupes sont notamment responsables de l’impréparation de la France face aux canicules. Il a aussi fait de nombreuses autres dépenses : 1 milliard sur la recherche, 700 millions sur l’école, 700 millions sur l’urbanisme et le logement, 330 millions sur la justice, 50 millions dans la sécurité civile, ce qui a conduit à l’annulation de la commande de deux Canadairs. Il a aussi augmenté les impôts. De ce fait, les recettes de l’État n’ont jamais été aussi élevées. Mais elles sont utilisées en aides pour les entreprises, en particulier celles du CAC 40 : plus de 200 milliards d’euros par an !

En résumé, Gabriel Attal ment quand il affirme qu’il a fait baisser les dépenses de l’État : il les a au contraire augmentées en coupant des fonds aux services publics pour verser des milliards aux grands patrons du CAC 40.

Mensonge 5 : « Par rapport à des décennies de désindustrialisation, on a changé les choses ».

Face à Manuel Bompard, Gabriel Attal a affirmé que la politique qu’il a menée et soutenue a amélioré la situation de l’industrie en France. Pourtant, de nombreux chiffres montrent que cette affirmation est fausse.

Lors de l’année 2024, durant laquelle Gabriel Attal était Premier ministre, plus de 107 usines ont fermé, et 66 000 entreprises – à 90% des TPE – ont mis la clef sous la porte. Plusieurs exemples montrent que cette politique s’est faite en parallèle d’un enrichissement des actionnaires de ces entreprises. Par exemple, le géant du pneumatique Michelin, après avoir laissé sur le carreau 1 254 personnes à Vannes et à Cholet, a ensuite versé à ses actionnaires des dividendes records de 1,47 milliard d’euros. De ce fait, on peut affirmer que la politique menée par Gabriel Attal a accompagné la suppression d’emplois dans l’industrie et le versement de dividendes massifs aux actionnaires. 

Le bilan global peut être qualifié de désastre économique. Ainsi, le déficit de la balance commerciale française se porte désormais à 81 milliards d’euros. Pourtant, si la politique industrielle de Gabriel Attal et ses alliés avait été un succès, ce chiffre aurait été largement réduit. 

En conclusion, Gabriel Attal ment en affirmant qu’il a changé la situation après des décennies de désindustrialisation. Au contraire, il a contribué à l’aggravation de la situation.

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