Carrefour. Le génocide, la colonisation, l’apartheid, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël en Palestine occupée se poursuivent et s’intensifient chaque jour, de même que se multiplient ses bombardements et violations du droit international au Liban.
Pour le suprémacisme sioniste et pour Benjamin Netanyahu, non seulement Emmanuel Macron et son gouvernement, mais plusieurs multinationales françaises constituent des soutiens de poids. Parmi elles, le groupe Carrefour fait figure de complice zélé, ciblé par le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) pour le développement illégal de ses activités commerciales en Palestine occupée.
Ce 22 mai, un rassemblement s’est tenu devant l’assemblée générale annuelle du groupe Carrefour pour demander des comptes à des actionnaires qui se gavent sur les dépouilles d’un peuple que l’on massacre. Notre article.
Carrefour : multinationale française complice de la colonisation et du génocide des Palestiniens
Au début du mois de mai, L’Insoumission consacrait un article à la complicité du groupe Carrefour avec la colonisation israélienne en Palestine.
Le groupe Carrefour compte en effet 8 magasins franchisés ou sous enseigne opérant au sein de 7 colonies israéliennes. Cette année encore, l’entreprise a ouvert ses quatre premiers hypermarchés en Israël, portant à plus de 150 le nombre de ses magasins sur le territoire de l’État colon. À cette implantation commerciale s’ajoute une plateforme logistique assurant l’approvisionnement des colonies israéliennes environnantes, tout en excluant de nombreux quartiers palestiniens.
Le groupe a également fourni de la nourriture et des boissons à l’armée génocidaire israélienne, l’un de ses magasins à Jérusalem a organisé une collecte de dons « pour nos courageux soldats israéliens [sic] », et l’un de ses franchisés a officialisé un accord avec le gouvernement de Netanyahu lui assurant une rétribution de l’État israélien d’environ 15 millions d’euros.
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L’implantation de Carrefour en Israël et dans ses colonies illégales participe donc non seulement à légitimer la colonisation en acceptant d’y conduire des activités commerciales ordinaires, mais aussi à soutenir logistiquement l’armée israélienne, son gouvernement, son régime d’apartheid et son génocide.
Ainsi que le rappelait la campagne BDS France dans un communiqué en date du 10 mai dernier : « l’implication de Carrefour en Israël a une dimension symbolique forte : une entreprise qui choisit de s’implanter dans des territoires occupés, d’y inaugurer des magasins en grande pompe, de s’associer à des banques inscrites sur les listes noires de l’ONU, envoie un message : celui que les affaires peuvent primer sur le droit et sur la simple humanité »
BDS France, des dizaines d’organisations et de citoyens rassemblés devant l’assemblée générale de Carrefour pour dénoncer la complicité du groupe et appeler au boycott
En mai 2025, le PDG du groupe Carrefour, Alexandre Bompard, déclarait pourtant comme il l’avait déjà fait à deux reprises depuis le début de la nouvelle phase du génocide entamée en 2023, qu’il « n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais de magasins Carrefour dans un territoire occupé ». Une situation qui serait proscrite par les contrats de franchise du groupe.
Mais force est de constater qu’Alexandre Bompard a menti. Et ce mensonge, la campagne BDS France, l’Association France Palestine Solidarité, ATTAC, l’Union Juive Française pour la Paix, l’Union syndicale Solidaires et des dizaines de militants pour la paix ont tenu à le rappeler le 22 mai dernier à Massy, devant le lieu où se tenait l’assemblée générale annuelle du groupe Carrefour.
En présence du député LFI Thomas Portes et de nombreux militants insoumis, ce rassemblement a appelé les actionnaires et dirigeants de Carrefour à rendre des comptes sur leur complicité avec le génocide à Gaza. Il leur a rappelé que l’appel au boycott continuerait de s’imposer comme une solution incontournable pour contraindre le groupe à mettre un terme à son implantation en territoire palestinien occupé, et à arrêter de masquer sa responsabilité derrière ses franchises en bafouant le devoir de vigilance des multinationales.
La méthode de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise pour faire respecter le droit international et arrêter le génocide en Palestine
Dans le contexte du génocide du peuple palestinien comme dans d’autres cas à travers l’histoire, le boycott a fait ses preuves comme moyen de pression populaire contre les exactions, compromissions et complicités de nombreuses entreprises et groupes capitalistes avec des acteurs responsables d’apartheids, de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.
Mais seule une solution politique sera en capacité de faire cesser un carnage dont les causes, historiques aussi bien que contemporaines, sont avant tout des causes politiques. Ainsi, élu président en 2027, Jean-Luc Mélenchon gouvernera avec pour boussole le droit international qui indique clairement l’illégalité de l’occupation, des discriminations, des massacres et de la torture perpétrés quotidiennement à Gaza, en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.
Pour aller plus loin : Jean-Luc Mélenchon présente la méthode d’un pouvoir insoumis pour faire respecter le droit international et arrêter le génocide en Palestine
Sur cette base, la France constituera le pont avancé d’un front du refus contre le génocide des Palestiniens et le suprémacisme sioniste. Un pouvoir insoumis, comptant sur le poids de la France dans l’Union européenne, fera suspendre l’accord d’association UE-Israël et déclarera un embargo total sur l’envoi d’armes et de matériel militaire vers Israël.
Si les dirigeants israéliens sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale survolaient le territoire français, ils seraient arrêtés conformément aux engagements de la France, et tous les criminels de guerre seront poursuivis et châtiés.
Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise redonneront à la France sa crédibilité et son rôle de garant de la paix dans un monde que les intérêts capitalistes et suprémacistes précipitent toujours plus dangereusement vers le spectre d’une guerre généralisée et du cataclysme environnemental.
Loin des gesticulations, de l’amateurisme et du bellicisme mortifère de nombre de forces politiques dans le pays, seuls l’apaisement, l’indépendance et le respect de la liberté des peuples peuvent permettre d’éviter la catastrophe : telle est la conviction que portent Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise.